“Business Show”, le monde du travail au pilori du rire

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Dans « Business Show », à la Comédie Bastille, Esteban démontre par l’exemple personnel le danger d’être soi-même au travail. Si l’hypocrisie ou la retenue prudente n’a pas été acquise au berceau, c’est l’assurance de déconvenues pouvant jeter le pauvre être biologiquement sincère, « trop sensible » ou « trop susceptible », dans la gueule des pervers narcissiques. Porté par un texte acide et ironique de Gaëlle Thomas et de lui-même, Esteban rembobine pour nous un bout de carrière passée en entreprise à courir après les promotions et à s’essouffler, freiné par des vents contrariants… jusqu’au fatidique, inéluctable, prévisible burn out. Loin d’être un effet de mode, ce mal du travail serait plutôt l’effet d’une acculturation professionnelle outrancière, au point de confondre l’avoir et l’être. Peut-être aurait-on trop tendance à penser que le premier serait la clé du bonheur du second, de ce paradoxal développement personnel au travail ?

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“J’ai des doutes”, Devos selon saint Morel

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Faisant son entrée sous les orgues célestes et roulements de tonnerre, François Morel apparaît sur la scène du Théâtre du Rond-Point dans la sainte pelisse du Dieu tout-puissant. Dieu gronde et rugit : il exige la convocation de Raymond Devos pour animer le Paradis qui s’ennuie à en perdre son latin. Si l’on ne convoque pas l’inoubliable Devos, même pour un colloque ou un soliloque, à quel saint pourrait-on bien se vouer ? Fort heureusement, sur cette terre orpheline du maître inégalé des jeux de mots, la relève est là. Rompu aux arts faiseurs de bonheur (comédien, écrivain, chroniqueur, chanteur, danseur et musicien), François Morel est mû d’une telle ardeur admirative qu’il transcende le souvenir d’un être rare ayant fait de la folie sa raison d’être. Dans « J’ai des doutes », son récital de mots et de notes, le talentueux humoriste invite Devos et son œuvre. Il l’emprunte et la lui restitue sanctifiée grâce à un jeu inouï de sensibilité et de densité, à la composition musicale réjouissante du pianiste Antoine Sahler et interprétée en alternance avec Romain Lemire. Sans compter l’étrange apparition d’une marionnette muette évoquant par son silence espiègle la part de l’enfant en chacun de nous qui nous porte jusqu’à notre mort. La vie, la mort et entre les deux l’irrésistible absurdité, ainsi pensait Monsieur Devos.

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“La vie à l’envers”, pour redresser les torts

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Au théâtre de Dix-heures, Jo Brami propose un one-man-show ambitieux : revenir de l’au-delà pour rebrousser le chemin de sa vie, en toute connaissance de cause. Ainsi pourrait-on éviter les erreurs, les blessures, les facilités et jouir du temps présent avec ceux que l’on aime. Idée tentante, n’est-il pas ? L’humoriste Jo Brami relève le défi et rejoue à l’envers cette vie qui passe trop vite dans l’ignorance du lendemain certes, mais aussi du présent. L’esprit vagabondant souvent à son aise, sans retenue ni laisse. Ce soir-là, à la faveur d’un début entrecoupé d’interpellations d’un spectateur excité du bocal, Jo Brami donne sa pleine mesure d’improvisateur, gérant par l’humour et la fermeté une situation risquant de dégénérer. Une fois l’exclusion de l’élément perturbateur, le show a pu se poursuivre sans heurts ni arrêts intempestifs. Cette mésaventure – qui prête à rire après coup – aura eu l’avantage de déclencher un vent d’empathie pour cet humoriste qui n’en finissait pas de mourir pour rejoindre le Paradis, ce même Paradis où il proposera à Dieu de refaire le chemin à l’envers.

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“Gainsbourg forever”, un biopic tendre et passionné

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Les volutes bleutées d’un Havane tourbillonnent au-dessus de la scène du théâtre de Trévise, à Paris. C’est un grand monument de la chanson française qui prend peu à peu possession du lieu ; il peut bien prendre son temps, puisque son personnage le précède dans nos souvenirs toujours aussi vivaces de l’homme à la gitane. Dans le cadre du festival « Les Musical’In », Myriam Grélard présente « Gainsbourg Forever – Gueule d’amour », un spectacle dédié au populaire Gainsbarre, qu’elle a écrit et joué au Festival OFF d’Avignon en 2017 et 2018. Il fallait beaucoup de tendresse et d’admiration pour imaginer ce biopic théâtral passionné en hommage à ce cher et talentueux disparu depuis déjà 27 ans. Soutenue par une scénographie suggestive, la comédienne campe Liliane, la jumelle de Serge… qui s’appelait alors Lucien, apprend-on. Entre confidences familiales et remémoration d’une carrière aussi fulgurante que sulfureuse, Liliane la narratrice se glisse dans le corps et la voix d’autres femmes qui ont toutes aimé cette « Gueule d’amour », aussi timide et complexé que culotté et provocateur. Une combinaison détonante qui l’a rendu irrésistible avant de devenir inoubliable.

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“Dommages”, du vaudeville extatique

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L’union fait la force, dit l’adage. Dans le cas d’espèce, l’union crée la folie. Non pas la folie douce, joliment ourlée d’un zeste d’extravagance, mais ce genre de folie délirante, contagieuse… qui démultiplie l’énergie déjantée et emporte toutes les résistances sur son passage. C’est un tsunami d’interprétations qui submerge l’Apollo Théâtre avec « Dommages », une pièce de théâtre à tiroirs qui donne le tournis. Cette loufoquerie hautement sympathique, mise en scène par Michel Frenna, réunit Céline Groussard, Julie Villiers et Élodie Poux. Ce vaudeville moderne, dépoussiéré du mari volage auquel on épargne une présence superfétatoire, propose à ces trois trublions au féminin d’incarner des comédiennes à l’ego surdimensionné. Dans un rythme infernal, les dommages ne se font pas attendre…

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“Camille contre Claudel”, de l’art et des larmes

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Après un succès confirmé aux éditions 2016, 2017 et 2018 du Festival OFF d’Avignon, « Camille contre Claudel » est enfin joué à Paris, au théâtre du Roi René. Selon Hélène Zidi, l’auteure et la metteuse en scène de cette biographie théâtrale brillante et originale, Camille Claudel ferait peur. Serait-ce en raison de ses troubles du comportement qui ont viré à la paranoïa ? Quoi qu’il en soit, il flotte autour de l’image de cette sculptrice hors norme un malaise palpable, qui semble perdurer aujourd’hui… Mais pour des raisons différentes. À l’époque, l’artiste catalysait autour d’elle les plus vives calomnies, car elle osait s’affranchir de toutes les conventions (religieuses, sociales et familiales) et clamer sa liberté d’être d’une artiste femme, de créer et de vivre de ses œuvres. Vue depuis ce nouveau siècle, Camille Claudel s’ébroue d’un passé qui l’a claquemurée pendant trente ans à l’asile de Montfavet (Vaucluse), jusqu’à son décès, le 19 octobre 1943. Dans « Camille contre Claudel », avec sa fille Lola, Hélène Zidi lui restitue une vie, une œuvre, une passion à travers un texte littéraire de haute tenue et très documenté. L’hommage est d’une force troublante, à la hauteur du modèle.

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“Goodbye Wall Street”, du rire en barre

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Au Théâtre du Petit Gymnase, le Studio Marie Bell retentit d’éclats d’une vie de trader passée à jongler avec l’argent des autres avec habileté et réussite. « Goodbye Wall Street » est un fringant one-man-show théâtralisé, dopé au bonheur de Fouad Reeves d’être à sa place, sur les planches. De son passé de trader sous pression, le comédien a conservé l’énergie électrique, poussé au paroxysme mais sans jamais disjoncter… complètement, qu’il polarise au profit du show. Et quel show, du grand art ! Pour relater son parcours depuis ses rêves d’enfance jusqu’aux salles de marchés à Paris et New York, il incarne à deux cents à l’heure quatorze personnages dans leurs travers caricaturés à l’outrance éloquente. Si les traits sont grossis à la loupe déformante, ils sont servis par des mots qui ne sont jamais grossiers. Ceux-ci sont plutôt aiguisés à la meule de l’intelligence pour toucher juste et bistournés de leur sens pour créer jeux de mots et situations déjantées. La performance d’artiste complet et l’intensité du texte sont amplifiées grâce à la juste folie d’une mise en scène millimétrée de Dominique Coubes.

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“Ma cantate à Barbara”, la grande Dame en rouge et noir

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Sous les toits à l’enchevêtrement de poutres deux fois centenaires du Petit Théâtre des Variétés, une grande dame vêtue de flamboyance chante Barbara. L’intensité de son interprétation, la pointe de fragilité dans le sourire, l’urgence du débit comme l’urgence du répit, la gravité, la passion et l’humour, tout évoque Barbara. Pourtant, on n’entend qu’Anne Peko. L’interprète et la créatrice du spectacle « Ma cantate à Barbara » – avec le pianiste (et poète*) Pierre-Michel Sivadier  – ressuscite magnifiquement la grande Dame brune, tout en la réinventant avec ses propres failles et son énergie contagieuse. Tout en douceur et émotion, ce voyage qu’elle nous propose dans l’univers de Barbara vous invite à entendre ses airs les plus connus, et peut-être en découvrir et/ou redécouvrir d’autres qui le sont moins. Même les moins charmés par l’œuvre de Barbara seront captivés par cette mise en perspective musicale si inattendue.

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“L’architecte et l’Empereur d’Assyrie”, une pesée des âmes digne d’Arrabal

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Qui ne connaît pas l’œuvre du dramaturge Fernando Arrabal peut être surpris et désorienté par « L’architecte et l’empereur d’Assyrie », drame qui confronte le monde civilisé à l’usure de la solitude d’une île déserte à deux. Créée en 1967 à Paris au théâtre Montparnasse, cette pièce déjantée, à l’humour décalé, apparemment sans queue ni tête, joue sa dernière ce 29 octobre au théâtre Darius Milhaud dans l’attente d’un autre « asile ». Le metteur en scène Oscar Sisto l’a quelque peu adaptée à l’actualité de ce nouveau millénaire, en conservant le style mordant, incisif, qui se complaît dans la crudité/cruauté des mots et des situations. L’écriture ne prémâche pas leur sens, mais les donne en pâture des tensions libérées qui font voler en éclat les frontières de l’interdit. L’outrance est omniprésente, mais qu’elle est belle et jubilatoire ! Elle s’incruste partout, dans les regards que s’échangent les deux comédiens (Oscar Sisto et Johann Piritua), dans le sens des paroles, dans le langage des corps, jusque dans les pensées qu’on voit plisser au coin des yeux et des sourires entendus. Une densité de jeu à la fois subtile et animale qui se rencontre rarement.

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“C’est pourtant simple”, le plaisir de tout compliquer

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Au théâtre Edgar, le mensonge veut faire sa loi. Il complique tout avec délice dans « C’est pourtant simple », la première pièce de l’auteure Sophie Brachet. Fan de boulevards depuis « Au Théâtre ce soir » et de la truculente Jacqueline Maillan, c’est dire si ces sources d’inspiration n’ont pas manqué à cette nouvelle auteure qui fait ses premiers pas dans l’univers du spectacle vivant ! Sa comédie explore avec envie et énergie les ressorts de la manipulation. La plume est débordante, vivace et incisive ; les situations survoltées à l’envi. Menée tambour battant par la belle humeur guerrière de Marion Game (Simone Vanier) et de la présence fort guillerette de Geneviève Gil (Madame Pinson), l’histoire évoque l’adultère et les illusions perdues, la vieillesse et l’appétit de vivre, la quête d’identité et la reconnaissance en paternité. Que de thèmes porteurs qui émergent de la folle ambiance de « C’est pourtant simple » !

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“Hard”, du porno pour de rire

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Librement inspirée de la série de Cathy Verney, diffusée sur Canal+, « Hard », au théâtre Renaissance, est une comédie sur l’univers du porno qui fait exploser tous les verrous de la pudeur. Avec une adaptation à l’humour décapant de Bruno Gaccio – l’auteur des savoureux Guignols de l’info – et une mise en scène dévergondée au millimètre près, de Nicolas Briançon, le divertissement est à la hauteur des espérances. Que dis-je ! Il n’est pas seulement à la hauteur, il défonce… l’applaudimètre à coups de situations ubuesques, où Cupidon – sûrement en état d’ébriété – arrangera une rencontre entre Roy Lapoutre, héros du slip au cœur tendre, et Sophie, une veuve éplorée légèrement coincée du… bénitier. Et la morale dans tout ça, me direz-vous ? Mais elle est là, elle transpire de partout puisque le scénario décrit, dans ce champ lexical très coloré du métier du porno, la victoire de l’amour envers et contre tous les préjugés !

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“L’être ou ne pas l’être”, tout Shakespeare en dérision

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La compagnie “Les Voyageurs sans bagage” vient poser ses malles à l’Apollo Théâtre, jusqu’au 29 décembre 2018. La troupe belge, qui est d’abord une aventure réunissant Mohamed et Oussamah Allouchi, et Rachid Hirchi, Fionakis, fourbit son humour parodique afin de conquérir le cœur des Français avec L’être ou ne pas l’être. Cette pièce convoque des personnages emblématiques des œuvres de William Shakespeare : Richard III, Lady Anne et Catesby le serviteur (Richard III), Roméo, Juliette et Mercutio (Roméo et Juliette), Hamlet et Ophélie (Hamlet), ainsi que le dramaturge lui-même. La mise en scène des frères Mohamed et Oussamah Allouchi se concentre sur l’intensité des enjeux et l’enchaînement des actes jusqu’au précipice fatal. Leur texte aux accents classiques est saupoudré de références culturelles modernes truculentes et ne s’embarrasse pas de bien-pensance. Les comédiens, splendides dans leurs costumes d’époque, évoluent avec énergie dans l’immodération scénique physique et verbale qui donne à la pièce un résultat vivant et très réjouissant.

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“Comédiens !”, ou la mise en abyme des talents

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À couper le souffle ! Librement tirée de l’opéra « Paillasse » de Ruggero Leoncavallo, qui s’est lui-même inspiré d’un fait divers, la tragi-comédie musicale « Comédiens ! » est l’un de ces spectacles qui saisissent au col et ne vous lâchent pas, bien après avoir repris vos esprits. À son dénouement, elle vous plonge dans une imprévisible stupeur et suscite une franche admiration pour le livret et les chansons d’Éric Chantelauze, la musique de Raphaël Bancou et l’implication forcenée des trois comédiens. « Forcené » n’est pas une hyperbole, mais une réalité massive et désarmante. Marion Préïté, Fabian Richard et Cyril Romoli, tels des sprinters marathoniens, jouent à une allure folle pendant une heure trente, sous la direction vigilante du metteur en scène Samuel Séné. Cette course frénétique frise l’inconcevable tant est restreint l’espace du théâtre de La Huchette, dont l’argument de la pièce ne manque pas d’user. La pièce “Comédiens !” mérite amplement d’avoir été sacrée “Meilleure Comédie Musicale 2018″ !

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“Plaidoiries”, magistral et fascinant

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Un seul-en-scène remarquable pour des plaidoiries édifiantes. Au théâtre Antoine, avec une rare intensité, se rejouent jusqu’au 17 novembre 2018 cinq grandes affaires judiciaires retentissantes. Richard Berry y revêt la robe d’avocat pour près d’une heure quinze plaidant ou accusant, avec une humanité et une modestie qui lui confèrent une crédibilité saisissante. Du magistral à la mesure des enjeux de société qu’ont induits ces procès ! Inspiré du livre de Matthieu Aron « Les grandes plaidoiries des ténors du barreau », ces affaires ont en effet été choisies pour leur impact sur la société durant ces quarante dernières années. Cinq procès entendent cinq textes ciselés, diablement articulés, qui donnent aux mots le superpouvoir de convaincre et d’émouvoir, nettement, simplement, sans fioritures, sans bavure. Leur objectif premier étant de « ramener l’accusé dans la communauté des hommes ».

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“Intra Muros”, ou la traversée des émotions

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Quatrième pièce d’Alexis Michalik, « Intra Muros » concentre son action en milieu carcéral, dans une centrale, où la rage et la prostration sont les ultimes défenses contre un mal plus grand qui ronge de l’intérieur. Et que le temps « libre » qui s’étire en vain accentue. Jusqu’au 28 février 2019, le théâtre de la Pépinière revêt les atours spartiates d’une prison réservée aux condamnés les plus dangereux et effectuant de longues peines. Par une construction ingénieuse en tiroirs, le scénario déverrouille les portes du voyage intemporel pour que s’échappent des souvenirs cadenassés, en souffrance. C’est ainsi que se rencontrent, se confrontent, s’enchâssent et se raccommodent, dans le verbe et le jeu de rôles, cinq existences.

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“Le Roi Arthur”, le mythe réinventé

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Après « Tony et Marilyn » en 2016, au festival d’Avignon, la deuxième pièce de Jean-Philippe Bêche se joue au théâtre de l’Épée de bois, à la Cartoucherie, à Vincennes jusqu’au 14 octobre 2018, avec la compagnie du Rameau d’Or. « Le Roi Arthur » est un projet qui a mûri pendant des années dans la tête de son auteur. Son investissement obstiné a permis de relever tous les défis ; sa recherche d’absolus se dévoile jusque dans les détails ; son texte vif et percutant, aussi affûté que l’épée flamboyante dans les combats, sonne fort et juste ; l’exaltation des sentiments nobles affrontant les forces du mal résonne avec lyrisme entre les murs de pierre au rythme des percussions. Cette revisite shakespearienne du mythe du Roi Arthur doit sa réussite à cette intensité dans les relations entre les personnages qui s’aiment et se déchirent avec fougue et brutalité. Comme par enchantement, la légende ressuscite et prend corps, violemment, massivement, virilement. Elle nous retient avec autorité dans ce décor de pierre et d’arcades, magnifié par les jeux d’ombre et lumière. Deux entités à la fois visuelles et tutélaires qui évoquent le bien et le mal, la lutte intérieure contre ses pulsions, ce déchirement désespéré entre l’amour et la trahison. Il n’en fallait pas moins pour cette superbe épopée du cœur !

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