Dernière parution : “Norman, mon fils”

“L’originalité de ce livre est la démarche des auteurs de donner enfin des mots, les leurs peut-être… mais qui sait, à Norman pour qu’il puisse nous dire SA version de sa trajectoire. Ce récit père-fils transcende la vulnérabilité de Norman en une sorte de puissance surprenante et tellement Humaine. Avec un grand H.”
“Le Magazine positif” de Catherine Schmidt Maillet (01/09/2019)

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“La Peau d’Anna”

“Contre toute attente, Alzheimer va devenir leur fil d’Ariane pour se retrouver. C’est là tout l’art de Nathalie Gendreau. Par ses mots, elle transcende cette maladie, protagoniste de son histoire. Au fil des pages, elle n’en fait plus cet espace que personne ne comprend, qui emprisonne l’âme, mais ce lien reconstitué qui va permettre à un père et à sa fille de reformer les pièces du puzzle de leur vie. Alzheimer est la clé de leur énigme familiale qui percera à jour, non sans violence, les drames vécus et pansera telle une thérapie, les séquelles subies. Anna, c’est La Peau d’Âne des temps modernes. Tout comme elle, la complicité très fusionnelle d’Anna avec son père, sans frontière aucune, ne peut empêcher le doute d’exister.” (Daphné Victor, journaliste à Impact European)

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Nathalie Gendreau Prestaplume Conseil en écriture biographe PrestaPlume écriture auteur journaliste correcteur relecteur

Conseil en écriture

C’est parce que l’écrit est le reflet de son auteur qu’il doit faire l’objet d’une attention méticuleuse ! Pour y parvenir ? Prendre de la hauteur ou de la distance. Plus facile à dire qu’à faire… Même les plus confirmés ont besoin du regard d’une tierce personne, de cet indispensable « troisième œil » qui traquera les coquilles, les fautes d’orthographe, les erreurs typographiques, les clichés… PrestaPlume se propose d’être cet œil aiguisé pour que vos écrits gagnent en fluidité, pertinence et lisibilité.

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Nathalie Gendreau Prestaplume Conseil en écriture biographe PrestaPlume écriture auteur journaliste correcteur relecteur

Biographe

La vie file à une allure vertigineuse ! Qui n’a pas éprouvé cette impression ? Ecrire sa biographie, faire ressurgir des souvenirs, analyser son parcours professionnel ou personnel, créer un pont entre les générations, faire de sa vie une histoire. Toutes les raisons sont légitimes pour figer ce temps qui nous échappe et que la mémoire peine parfois à retrouver intact pour l’offrir à ses proches. Prestaplume se pose en relais de votre mémoire en mettant à votre disposition ses compétences et son expérience d’auteur publié (roman, biographie et biographie romancée).

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“Rimbaud Verlaine”, le stupéfiant biopic d’un amour absolu

THÉÂTRE & CO
Au théâtre du Gymnase sont évoquées avec force talents les trois années d’amours tumultueuses et inspirées de Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, de 1871 à 1873. Sur une idée du producteur Pierre Cardin et de Rodrigo Basilicati Cardin, l’auteur et metteur en scène Stéphan Roche a commis un « Rimbaud Verlaine » de toute beauté. Le livret, la mise en scène, mais aussi la musique, la chorégraphie, la scénographie, les voix et le jeu des comédiens ont contribué à faire de cette pièce de théâtre musicale une œuvre frappante et exquise à la fois, qui exalte le sens du beau en étant très éloquente. Sans verser dans la pure comédie musicale, cette pièce aux points d’orgue chantés narre la rencontre de deux poètes du XIXe siècle, géniaux et hors normes, et leur relation fusionnelle à la fois créatrice et destructrice qui les a rendus immortels. Ces deux êtres révoltés, épris de « liberté libre » mais incompris dans un siècle de conventions, n’ont eu de cesse de s’aimer et de s’entre-déchirer passionnément, avec grandeur et décadence, comme seuls les plus grands esprits savent le vivre, jusqu’au point de rupture : les deux coups de revolver tirés par Verlaine sur Rimbaud, le blessant au poignet, et la condamnation du premier à deux ans de prison au désespoir du second.

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“Recherche Belinda désespérément”, l’imitation dans sa plus belle expression

THÉÂTRE & CO
« Tu étais formidaaaableee ! »Empruntons ce titre de Stromae, que Yann Jamet imite si justement, pour qualifier le nouveau spectacle, « Recherche Belinda désespérément », qui se joue jusqu’au 18 décembre, tous les mercredis, à l’Apollo Théâtre. Cet artiste, que l’on aimerait voir plus souvent tant il regonflerait le moral à un neurasthénique, a de la présence et un répertoire de voix à l’éventail panoramique. Même le crâne rasé, Yann Jamet incarne ses personnages. Il suffit d’une moue, d’un plissement de l’œil, d’une gestuelle imprimée dans notre banque de données iconiques pour nous le faire accroire mordicus. Avec la mise en scène hardie et musclée de Nicolas Vallée, pas de temps mort, pas de baisse de régime. Écrit à quatre (Yann Jamet, Nicolas Vallée, James No et David Gential), le texte sert si bien à propos les situations qu’elles en sont irrésistiblement comiques. Pendant une heure trente, l’artiste incarne un imitateur hanté nuit et jour par ses voix qui recherche sa femme disparue après une dispute. Tout aussi affecté qu’affolé, il remue ciel et terre pour savoir où Belinda s’est réfugiée. Parviendra-t-il à retrouver cette si belle « étoile filante » qui aime tant Claude François ?

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l'homme sensible Éric Paradisi

“L’homme sensible”, Eric Paradisi

CHRONIQUE
Dans son sixième ouvrage, « L’homme sensible », Éric Paradisi plante son décor narratif dans des univers opposés qui cheminent l’un vers l’autre : le présent face au passé ; la première femme Lucie face à la « love doll » Olympia ; la beauté face à la laideur ; l’image figée face au mouvement ; la sensibilité inhérente face à celle qui est projetée. Vincent Leenhardt est le héros de ce roman atypique qui déstructure les codes de la beauté. Ce héros au physique ingrat sait passionner les foules, étudiants et professeurs, de l’université de Toulouse, mais son humour ravageur laisse froid les femmes, surtout les belles, celles qui l’ont toujours vu comme le bon copain confident. L’écriture cinématographique et la délicatesse des sentiments de l’auteur sont les rênes de ce magnifique roman qui entraîne le lecteur au galop dans une histoire aux multiples strates. Là où Vincent l’enfant donne à comprendre Vincent l’adulte, et inversement, jusqu’à la réconciliation finale en un seul être.

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Un nom à coucher dehors Corinne Zarzavatdjian

“Zarzavatdjian, un nom à coucher dehors !”, une comédie vibrante sur l’identité

THÉÂTRE & CO
Quelle belle idée de consacrer un spectacle à ces noms imprononçables ou portant à rire ! Corinne Zarzavatdjian, auteure et comédienne d’origine arménienne, consacre un spectacle ciselé, drôle et émouvant sur ce nom qui lui a valu bien des déboires et a provoqué des situations cocasses tout au long de son existence. « Zarzavatdjian, un nom à coucher dehors », au théâtre Le Mélo d’Amélie, est un hommage à sa famille miraculée d’Arménie qui a façonné son avenir avec honneur et courage. C’est un nom que Corinne Zarzavatdjian élève comme un héritage inaliénable dans ce spectacle d’une force et d’une pureté bouleversante. La comédienne prend toute sa place dans cette vie riche de différences et d’anecdotes qu’elle revisite en comédie sous la direction attentive de l’animateur et auteur Thierry Beccaro qui signe là, avec la justesse du cœur, sa première mise en scène.

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“Belle-fille”, Tatiana Vialle

CHRONIQUE
Pour se lancer dans l’écriture de soi, il faut une bonne dose de courage mêlé au désir ardent pour éclipser l’appréhension de ce voyage au long court sur le film de sa vie. Tatiana Vialle, d’abord actrice, puis directrice de casting et metteur en scène, a saisi au vol la proposition des éditions du Nil de nourrir avec son histoire personnelle la collection « Les affranchis ». Une requête qui a dû tomber à point nommé tant l’auteure a su imprimer sa voix tendre et profonde à son récit autobiographique dit « romancé », “Belle-fille” aux éditions Nil. L’héroïne se nomme Natacha et non Tatiana. Un dernier bastion de la pudeur sans doute qui l’autorise à écrire cette fameuse lettre à son beau-père, Jean Carmet : un être aussi attendrissant dans ses films que tyrannique dans son foyer. Avec ce livre touchant, c’est le silence que rompt Tatiana Vialle. Un silence sur sa position inconfortable et détestée de belle-fille, qui la pousse à se taire. Avec application, entêtement… et timidité.

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“Vive Bouchon !”, une réjouissante satire

THÉÂTRE & CO
Il fallait y penser, ou plutôt l’anticiper ! « Vive Bouchon ! », au théâtre du Spendid est une loufoquerie de Jean Dell et Gérald Sibleyras, créée en 2004, où tout est énorme tout en étant fidèle à la triste actualité, ici amplifiée, de ces minuscules communes enclavées, vouées à mourir faute d’habitants, d’emplois, de touristes. À l’heure du Brexit et des revendications nationalistes de certaines régions (françaises ou étrangères), « Vive Bouchon » laisse apparaître, derrière sa pochade gentillette et invraisemblable, un noyau de réalités qui donne à penser… et à en rire sans vergogne. Pour le maire de Bouchon, tout est permis, quitte à détourner des subventions européennes, pour tenir à bout de bras un village oublié des cartes et vivant ses derniers instants. Et qui, poussé dans ses derniers retranchements, ira jusqu’à prononcer le Bouchonxit et réclamer l’indépendance de Bouchon ! Dans cette satire qui pulse à deux cents à l’heure, les quatre comédiens jouent leurs répliques outrancières avec conviction et bonne humeur. La joie communicative fait oublier l’espace d’une heure trente les énormités qui se jouent, elles, sur le terrain de la politique réalité !

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“Vive Bouchon !”, une réjouissante satire

THÉÂTRE & CO
Il fallait y penser, ou plutôt l’anticiper ! « Vive Bouchon ! », au théâtre du Spendid est une loufoquerie de Jean Dell et Gérald Sibleyras, créée en 2004, où tout est énorme tout en étant fidèle à la triste actualité, ici amplifiée, de ces minuscules communes enclavées, vouées à mourir faute d’habitants, d’emplois, de touristes. À l’heure du Brexit et des revendications nationalistes de certaines régions (françaises ou étrangères), « Vive Bouchon » laisse apparaître, derrière sa pochade gentillette et invraisemblable, un noyau de réalités qui donne à penser… et à en rire sans vergogne. Pour le maire de Bouchon, tout est permis, quitte à détourner des subventions européennes, pour tenir à bout de bras un village oublié des cartes et vivant ses derniers instants. Et qui, poussé dans ses derniers retranchements, ira jusqu’à prononcer le Bouchonxit et réclamer l’indépendance de Bouchon !

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« Marx dans le jardin de Darwin », Ilona Jerger

CHRONIQUE
Premier roman de la journaliste allemande, Ilona Jerger, « Marx dans le jardin de Darwin » est un petit bijou. Ancienne rédactrice en chef d’une revue de vulgarisation scientifique à Munich, l’auteure nous livre corps et biens deux sommités libres penseurs sur un plateau d’airain. Scrutées à la loupe de l’histoire et décortiquées avec méthode, les théories de Charles Darwin et Karl Marx s’opposent et se rejoignent dans une narration enlevée (traduite par Bernard Lortholary), qui donne à ce roman une facture biographique riche et intéressante. Contemporains, ces deux êtres d’exception habitaient dans la région londonienne, non loin l’un de l’autre, peut-être sans le savoir ; ils auraient pu entreprendre un échange épistolaire, et même se rencontrer. Ilona Jerger leur a offert cette occasion en créant le personnage de Beckett, un médecin également libre penseur et confident, qui fait le lien entre les deux hommes vieillissants et souffrants. Ainsi parvient-elle à rendre fluide et éminemment passionnante la pensée des deux intellectuels, quelque peu âpre à comprendre d’ordinaire, traçant dans leur parcours, là des parallèles, là des lignes divergentes. C’est alors que ces deux êtres et leurs proches, leurs pensées et caractères, leur vie et habitudes se colorent et s’animent sous nos yeux curieux et ravis.

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“L’Exception”, la force vitale de la mémoire

THÉÂTRE & CO
Dans le cadre des rendez-vous L.A.D (1 Livre, 1 Adaptation, 1 Débat), dès le mois d’octobre reprendra, au théâtre de la Contrescarpe, « L’exception », un seul en scène interprété avec force et sensibilité par Sandra Duca. Inspirée du livre de Ruth Klüger « Refus de témoigner », la pièce adaptée et mise en scène par Jacky Katu est un bouleversant hommage à toutes les victimes de la barbarie nazie. La comédienne en pyjama rayé propose une interprétation physique et émotionnelle magistrale, donnant aux scènes une brûlante réalité qui fait mal à entendre. Même ses cris les plus sourds transpercent le cœur, mettant à nu l’âpre combat. L’innocence de l’âge face à l’horreur des camps de concentration, le refus de se laisser aller face à la volonté d’exterminer, la force vitale face à l’acharnement à avilir. Sandra Duca campe dans le dénuement scénique absolu le rôle d’une petite fille juive de huit ans, enfermée à Auschwitz avec sa mère. Elle raconte au public leur parcours de prisonnières, depuis leur déportation jusqu’à leur fuite, pendant cette si longue marche de la mort. À travers l’histoire de cette petite fille qui grandit malgré tout et le pire, c’est le triomphe de la vie qui est proclamé. Quand le déjà lu rencontre le jamais vu, c’est l’exception qui jaillit des entrailles de l’oubli.

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“Les Limbes”, Olivier Bal

CHRONIQUE
“Les limbes”, aux éditions De Saxus, est un thriller fantastique d’Olivier Bal, efficace et troublant. Ce premier roman très inventif conduit sans ménagement le lecteur jusqu’aux origines du monde brutales et sauvages par l’entremise des rêves. Il met en scène une jeune recrue gravement blessée par balle pendant la guerre du Vietnam. Sa vie devient un enfer : dans son sommeil, James Hawkins peut entrer dans le rêve des personnes sur le point de trépasser. La douleur et la mort sont omniprésentes. Trop heureux à l’idée de comprendre ce qui lui arrive, il accepte – mais avait-il le choix ? – d’embarquer à bord d’un projet fou, financé par l’État, de contrôle des rêves, au risque de le transformer en arme de destruction choisie pour le compte de la CIA. D’apprentissage en zèle, le soldat devenu cobaye de laboratoire va malencontreusement réveiller les ténèbres. Mené à un train d’enfer, le roman empoigne par le col le lecteur qui ne peut plus s’extirper des aventures passionnantes de James Hawkins. Il se prendrait presque pour un Christophe Colomb de l’imaginaire qui ouvrirait une nouvelle voie de navigation. Il se sent même prêt à signer pour en « chier », par procuration bien entendu, avant de s’incliner humblement face aux épreuves endurées. Car il y a toujours un prix à payer quand on franchit l’interdit !

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“Nature morte dans un fossé”, du polar théâtral noir, beau et utile

THÉÂTRE & CO
Frissons et tension extrême sont au menu de « Nature morte dans un fossé ». Repris à la rentrée au théâtre du Gymnase Marie-Bell, ce polar noir est la satire d’une violence ordinaire faite aux femmes, le désenchantement d’une jeunesse fragilisée par les addictions, le trafic et les arrangements sexuels, avec en fil d’Ariane le labyrinthe des mauvais choix dans lequel se débattent les personnages. Ce militantisme intelligent focalise toute l’attention jusqu’au paroxysme du dénouement qui suscite révolte et incrédulité. Pourtant, quoi de plus crédible qu’une histoire vraie ! Un fait divers, comme on en voit trop : le meurtre d’Élisa Orlando, une jeune femme retrouvée, le corps nu martyrisé, dans un fossé entre Gênes et Milan. Comédienne et auteure, Wally Bajeux n’aime rien tant que créer beau et utile. Cette union fait la force de son adaptation du livre de Fausto Paravidino, auteur contemporain dont l’œuvre analyse les travers de notre société. Pour l’adapter, Wally Bajeux a misé sur une originalité narrative électrisante, qui pulse sans répit. En rendant les pensées des sept comédiens audibles, plus que du théâtre immersif, c’est une immersion intime dans l’esprit de chacun d’eux qui est instaurée. À leur insu, les spectateurs sont aimantés par des scènes au réalisme saisissant. Du beau théâtre, alliant puissance et originalité, opposant violence et finesse, comme on en voit rarement !

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“Les chats mots- jeux de mots félins, charmeurs et chaleureux”, Daniel Lacotte et Pierre Fouillet

CHRONIQUE
Daniel Lacotte fait partie de ces auteurs pédagogues qui colorent d’une touche divertissante le savoir à transmettre. Son dernier-né, « Les chats mots », paru chez First Éditions, est un chatoyant hommage à cette race de félins « charmeurs et chaleureux » auxquels il prête des définitions qui font chavirer le sens, avec humour et poésie. Dans ce travail de recueil autour de l’animal « chat » et des mots et expressions incluant cette syllabe s’est associé le dessinateur de livres pour enfants, Pierre Fouillet (Magig-Majid, Les aventuriers du cubisme, Le Chat-Pelote). Ses coups de crayon donnent à la centaine de chats caricaturés un supplément de charme irrésistible. Qui ne voudrait en adopter un ? Que ce soit le « Chaplin », le « Chamarrant », la « Charentaise » ou encore le « Chat va bien » ? Tous plus craquants les uns que les autres, et avec tellement d’esprit ! Daniel Lacotte et Pierre Fouillet, deux compères à chat-luer pour leur si plaisant « chats mots ».

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“Chacun son tour”, Mabille et Chevallier, le tandem de l’été

THÉÂTRE & CO
Bernard Mabille et Philippe Chevallier, dans un décor de Paris-Plage sans les mouettes, se retrouvent du jeudi au samedi soir sur la scène du théâtre de l’Archipel entre billets d’humour et chroniques politiques bien senties. Ces deux trublions du verbe prolongent là ces délicieux moments passés le reste de l’année dans la Revue de presse,sur Paris Première, à s’écharper à coups de réparties, aussi caustiques que malicieuses. Sur scène, ils tentent de faire preuve d’égard l’un pour l’autre en multipliant les politesses pour un « Chacun son tour », l’un priant expressément l’autre de s’exprimer. Mais, faisant de cette courtoisie extrême un cheval de Troie, Bernard Mabille se délecte d’avoir laissé la parole à son compère pour mieux la lui couper, allégrement, à tout bout de champ, sans ménagement. Philippe Chevallier n’en perd cependant pas son latin, il surfe l’œil frisottant, le cheveu au vent et l’esprit léger sur les peaux de banane. Il revient inlassablement, sans lâcher sa bonne humeur, sur les mésaventures de son beau-frère qui lui sert de boussole dans la mer déchaînée des interruptions. Chacun ténor dans sa partie, le tandem de l’été s’amuse de tout et surtout des autres avec un public qui en redemande.

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“Henri de Rothschild, un humanitaire avant l’heure”, Nadège Forestier

CHRONIQUE
Issu de la branche anglaise de la famille Rothschild, Henri (1872-1947) avait un chemin tout tracé : la finance, toute la finance et rien que la finance ! Pourtant, son cœur généreux et enthousiaste, son ouverture d’esprit philanthropique et l’éducation stricte de sa mère l’ont tendu avec constance et force vers un autre destin : la santé et le bien-être de son prochain. Prenant pleinement à son compte la devise des Rothschild « Concordia, Integritas, Industria » (Union, honnêteté, travail), ce médecin collectionneur d’art et mécène a dédié sa fortune et dépensé son énergie sans compter tant pour le progrès social et humain que pour la création littéraire et artistique. Ainsi, sous le nom d’André Pascal, il a écrit pas moins de 39 pièces de théâtre, il a dirigé le théâtre Antoine et fait construire le théâtre Pigalle ! Malgré cela, l’œuvre, la personnalité, le nom de ce visionnaire à la vie si riche de sens est tombé dans l’oubli. Injustice que son arrière-petite-fille, la journaliste Nadège Forestier (Le Figaro, Paris Match…), a souhaité réparer en écrivant « Henri de Rothschild – Un humanitaire avant l’heure », une passionnante et instructive biographie parue aux éditions Cherche Midi.

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Un drôle de mariage pour tous Henri Guybet Théâtre Daunou

“Un drôle de mariage pour tous”, du rire pour tordre les conventions !

THÉÂTRE & CO
L’élégant théâtre Daunou des années trente est, jusqu’à fin juillet, le décor d’une pièce à l’argument inventif, très actuel et délicieusement divertissant. « Un drôle de mariage pour tous » est un boulevard écrit, mis en scène et interprété par l’excellent Henri Guybet, qui a encore de belles idées sous le pied. Davantage qu’une bagatelle truffée de quiproquos et de situations loufoques, c’est aussi le miroir d’une société contemporaine du mariage pour tous, à la fois égalitaire et sectaire. Une contradiction que Henri Guybet a refondue pour la mouler à la louche dans son propre matériau : le rire… sans conventions. Rire sur un mariage pas comme les autres, inédit, qui fait fi de l’amour et des belles promesses qui tombent, avec le temps, dans le lit d’une ou d’un autre, plus accueillant. Mais là, nulle question d’amour, mais d’intérêt, de pragmatisme. Quand le pouvoir d’achat dégringole, il faut de la ressource pour ragaillardir son sex-appeal ! Et Henri Guybet n’en manque pas !

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“Mes 15 meilleurs et mes 2 pires”, Irrésistiblement tendre, désarmant, inattendu

THÉÂTRE & CO
Dans son seul-en-scène « Mes 15 meilleurs et mes 2 pires », Thierry Samitier est irrésistiblement tendre, désarmant, inattendu. Sa naïveté incarnée décale le propos et le tord jusqu’à l’absurde. C’est cette absurdité joyeusement loufoque dans l’authentique émotion qui donne à ce spectacle drôlement bien écrit un regard différent, pris sous un angle insoupçonné, et le fait résonner contre la paroi sensible de notre propre réalité. Cet humoriste se moque du formalisme. Dès l’entrée en scène, son petit sourire en biais, ses yeux malicieux, sa nonchalance crédule nous happe dans son monde cousu main d’irrationalité. Connu pour ses apparitions intempestives sur Canal+ dans « Nulle part ailleurs » et pour le personnage coincé d’Aymeric Dubernet Carton dans la série « Nos chers voisins » (TF1), Thierry Samitier est tout aussi à l’aise et performeur dans les seuls-en-scène. Son humour à la Devos, se jouant des situations ordinaires, nous amène là où il fait bon rire aux éclats, sans retenue, au détour de sketches faussement sérieux, provocants à l’envi. Tellement, qu’on en redemande !

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