Conseil en écriture

C’est parce que l’écrit est le reflet de son auteur qu’il doit faire l’objet d’une attention méticuleuse ! Pour y parvenir ? Prendre de la hauteur ou de la distance. Plus facile à dire qu’à faire ! PrestaPlume se propose d’être cet œil aiguisé pour que vos écrits gagnent en fluidité, pertinence et lisibilité.

Biographie

La vie file à une allure vertigineuse ! Qui n’a pas éprouvé cette impression ? Ecrire sa biographie, analyser son parcours, créer un pont entre les générations, faire de sa vie une histoire… Toutes les raisons sont légitimes pour figer ce temps qui s’échappe et que la mémoire peine à retrouver intact.

Atelier Mieux-être

L’atelier d’écriture mieux-être est l’alliance subtile de vos mots et de leur sens et la compréhension de ce qu’ils suscitent en vous. C’est une pause dans le quotidien où l’on s’attache plus au processus d’écriture qu’à la forme.

« La sœur du Roi », Alexandra de Broca

CHRONIQUE
Avec « La sœur du Roi », Alexandra de Broca continue de faire fructifier avec bonheur le terreau de l’Ancien régime, sa période de prédilection. Après deux romans (*), l’un sur Marie-Thérèse de France, la fille de Marie-Antoinette et du roi Louis XVI, et l’autre sur la vie de la princesse de Lamballe, l’amie fidèle de la reine de France Marie-Antoinette, l’historienne ravive aujourd’hui, sous une plume royalement inspirée, la vie de Madame Élisabeth, la plus jeune sœur de Louis XVI. Attendrie par la personnalité complexe de son sujet, l’auteure revient sur la période troublée de la Révolution française avec une biographie documentée, qu’elle agrémente d’une histoire d’amour platonique intense à l’avenir incertain. Elle nous livre deux vies, l’une réelle et l’autre inventée, qui cheminent en parallèle dans de courts chapitres jusqu’à la rencontre fortuite qui embrasera des cœurs trop entiers pour fuir un destin capricieux.

Blanche Raynal dans un seul-en-scène libératoire

PORTRAIT PASSION
Depuis le 4 avril dernier, le mardi, Blanche Raynal propose au théâtre du Marais un seul-en-scène détonant, joyeusement nostalgique et optimiste. Avec « Carte Blanche », qui relate sa vie d’artiste avec un humour tantôt taquin tantôt tendre, la comédienne joue avec le public, tire son énergie de cette proximité nourricière, et s’amuse telle une enfant libérée de la pesanteur de l’enfance volée. Un jeu qui frappe par sa sincérité et son intensité. Pourtant, qui aurait parié que cette jeune fille timide, introvertie et rêveuse ferait une carrière dans un art qui expose au regard et aux critiques ? Étouffée par la possessivité d’une mère et étranglée par la sévérité d’un père, Blanche partait avec un handicap certain. Mais sa victoire contre l’anorexie a été sa meilleure alliée pour déjouer les projections parentales. Retour sur une longue quête de soi et de libération

« Quatre saisons avec Roberto Alagna », Jacqueline Dauxois

CHRONIQUE
Quatre saisons en dix-huit mois. Quatre saisons entre rêve et labeur pour l’auteure Jacqueline Dauxois. Quatre saisons pour observer et partager la vie trépidante du célèbre ténor français contemporain sans aucun doute le plus adulé, Roberto Alagna. Avec « Quatre saisons avec Roberto Alagna », la journaliste littéraire à la trentaine d’ouvrages à son actif ne nous propose pas une biographie ordinaire, mais un reportage sur le vif, documenté et vivant. Pendant dix-huit mois, de 2014 à 2016, l’ordi sous le bras, elle a accompagné le ténor dans les coulisses, les loges, les studios et les scènes des plus grands Opéras du monde. Elle nous donne à entendre un homme passionné et passionnant, une tornade chantante menant une vie à l’agenda étranglé, entre New York et Vienne, entre Milan et Paris, entre Berlin et Bilbao. Elle l’interroge sur sa conception du métier et le regarde travailler jusqu’à l’extrême fatigue pour placer la note parfaite, cherchant à percer le mystère de cette forte nature qui comprend si bien les œuvres qu’il redonne vie à ses héros. Une vie hors norme, relatée d’une plume nerveuse, tantôt lyrique tantôt journalistique. L’écriture est directe, parfois parlée, ce qui déstabilise au premier abord, mais veut souligner le caractère exceptionnel de cette proximité.

« Monsieur Nounou », une fanfaronnade endiablée !

THÉÂTRE & CO
Imaginez-vous au fin fond de la campagne… à Courbevoie, à l’ère naissant du téléphone, dans une maison bourgeoise avec maître et domestiques aux mœurs coquines. « Monsieur Nounou ! », une pochade signée par Georges Feydeau et Maurice Desvallières, revient en fanfaronnade sur les planches du théâtre Rive Gauche. Comédie délirante en un acte, Luq Hamett a opté pour une mise en scène respectueuse d’un XIXe siècle finissant en jouant avec les inconvénients de la modernité, comme les pannes d’électricité ou l’installation d’une baignoire sans eau courante et placée sous le téléphone. L’adaptation d’Emmanuelle Hamet confère à un texte déjà drôle et enlevé une dimension moderne. Les artistes, quatre hommes déjantés face à une femme survoltée, s’amusent follement. L’humeur est à la gaudriole, à la démoralisation des mœurs… et ça fait un bien fou !

« Moïse d’Égypte – L’Enfant des trois Livres », Nathalie Beaux

CHRONIQUE
De la vie de Moïse, que peut-on savoir de plus ? À l’évocation de ce prophète, je revois se dérouler devant mes yeux d’enfant ébahis un film culte, « Les Dix Commandements », réalisé par Cecil B. DeMille en 1956. Le livre de Nathalie Beaux, « Moïse d’Égypte – L’Enfant des trois Livres », non seulement ressuscite ce souffle épique et romanesque de mes souvenirs, mais restitue au personnage biblique une dimension d’homme à plusieurs stades de sa vie. Et, ô miracle !, elle parvient dans sa fiction romanesque à nous détacher de l’image entêtante de Charlton Heston pour cheminer vers un Moïse vierge de toutes projections. Pour dépeindre ce Moïse dépouillé, l’auteure égyptologue s’appuie sur les textes fondateurs des trois religions (juive, chrétienne et musulmane), imprégnant ainsi sa plume de la Lumière de l’Histoire. En restituant le verbe juste à cette figure symbolique, elle commet un ouvrage documenté fascinant, poétique et très instructif.

Le Benjamin Show, un cru 2017 sous le signe du don de soi

ÉVÉNEMENT/ACTU
Mission accomplie pour Benjamin Zeitoun ! Le 3I mai dernier, son Benjamin Show a fait salle comble au théâtre de l’Alhambra. Pour la troisième année consécutive, le grand ordonnateur de cet événement caritatif a mobilisé chanteurs et humoristes au bénéfice de la Fédération des Aveugles de France. C’est à l’issue de ce show qu’un chèque de 10 000 euros a été remis par ce dirigeant d’entreprise passionné d’optique et de spectacle vivant au président de l’association, Vincent Michel. Un beau succès et un concentré d’émotions pour couronner le centenaire de cette association !

« Surtout ne regardez pas mon jardin », Stéphane Guérin

CHRONIQUE
Stéphane Guérin est parolier, scénariste et l’auteur d’une dizaine de textes de théâtre. Avec « Surtout ne regardez pas mon jardin », aux éditions Dacres, il donne dans la tragi-comédie shakespearienne à laquelle il insuffle une modernité crue et cruelle, où rire et grincement de dents font bon ménage… ou déménagent. Prenez des personnages du grand dramaturge anglais, conférez-leur des sentiments opposés à ceux de l’œuvre, invitez-les dans une maison de famille qui sera le point de convergence de toutes les folies, placez les intrigues dans le futur… Un futur assez proche pour emporter l’actualité du monde et assez éloigné pour éviter que le lecteur rédige ses dernières volontés sur-le-champ. Et vous obtenez un texte drôle qui tranche net la langue de bois et laisse proliférer les mauvaises langues. Un texte qui ose, sans fard, ni filtre, ni mesure. Un régal sans complexe et sans ponctuation !

Didier Gustin, comme un air de renouveau

PORTRAIT PASSION
Trente ans déjà que Didier Gustin fait de l’imitation sa passion, son art, son métier. Comment mieux fêter cet anniversaire qu’en compagnie des chansons de Claude Nougaro ? « Ah tu verras ! », son nouveau spectacle musical enchante par son originalité et les dernières dates à Paris ont affiché complet. Mais ce n’est que le début d’une belle aventure avec le public, puisque l’artiste se produit au Off d’Avignon en juillet. Et, dès septembre, il se partagera entre une tournée en France et la scène à Paris. Après une traversée du désert médiatique, l’homme à la voix caméléon évoque ses rêves, son univers poétique et les coulisses de « Ah tu verras ! »

« Demain, Territoire de tous les possibles », sous la direction de Michel Levy-Provençal

CHRONIQUE
« Vous ne changez pas les choses en combattant la réalité existante mais en proposant un nouveau modèle qui rend l’ancien obsolète », écrit Santiago Siri, l’un des trente et un contributeurs à l’ouvrage collectif « Demain, territoire de tous les possibles », sous la direction de Michel Levy-Provençal. Cette phrase à elle seule résume l’ambition de cet ouvrage : l’homme doit être à la hauteur de la tâche qui l’attend pour éviter de faire de ce monde au futur certain du « tout connecté » dominé par la science un monde incertain où les bonnes innovations finissent par être dévoyées… tôt ou tard. Cette innovation exponentielle, qui n’en est encore qu’aux frémissements aux dires de ces chercheurs en êtres vivants et en algorithmes, ne doit plus être pensée par thématiques séparées mais croisées… Bref, interconnecter les connaissances pour créer cette innovation « au service du bien commun ». Ainsi serons-nous mieux préparés à cette révolution scientifique qui est en marche !

« Chinchilla », le miroir des sentiments

THÉÂTRE & CO
Avec « Chinchilla », l’auteur Emmanuel Robert-Espalieu brosse avec l’humour grinçant qu’il affectionne le jardin intérieur de deux couples empêtrés dans une remise en question. C’est une comédie qui sarcle à coups de réparties légères et décalées les plates-bandes du drame qui s’échine à se tramer. Elle gratte les faux-semblants à coups de pourquoi et le réalisme des situations s’interpose en miroir du public qui s’interroge. Qu’est-on prêt à faire pour sa moitié quand on se retranche derrière la lassitude ? Jusqu’où son engagement peut-il se laisser aller ? Quatre comédiens le vivent avec force et subtilité, énergie et émotion, évoluant avec aisance grâce à une mise en scène minimaliste et futée de Bruno Banon. Deux couples s’opposent, le premier qui surnage dans la vie, tels des loosers (Jérémie Covillault et Lydia Cherton) et le second qui réussit tout ce qu’il entreprend (Roger Contebardo et Céline Perra)… Ils n’ont rien en commun si ce n’est l’amour qui s’étiole à force d’habitude et de confort.

Concert : l’univers de Nahel à nu, à cru, à cœur

THÉÂTRE & CO
Lundi 22 mai prochain, au théâtre de l’Archipel, c’est un embarquement immédiat pour une expédition musicale avec un commandant de bord mi-lunaire mi-solaire, accompagné de cinq musiciens acoustiques. Le comédien chanteur Nahel donne le ton dès le premier air avec « Complot », un emportement de mots et de notes sculptés dans les pensées folles d’un schizophrène. Pendant près d’une heure et demie, Nahel s’amuse sur scène. Son univers se dévoile à nu, se démultiplie à cru et palpite à cœur. Les émotions en fusion jaillissent d’une voix nourrie de mots audacieux, ricochant sur des phrasés joliment à contre-courant. Beaux dans l’inattendu ces airs sous influence jazzy irradient le rêve et transcendent la réalité. La poésie du texte s’est donné rendez-vous au confluent des sentiments, les éclatant avec rythme, les submergeant avec sensualité, les fouillant avec gravité. Plus qu’un spectacle musical, c’est un conte chanté et joué, intensément, tendrement, joyeusement, impertinemment.

« Piaf, ombres et lumière », une Piaf sublime, une Edith bouleversante

THÉÂTRE & CO
Entre Nathalie et Édith, c’est une grande histoire d’amour. Au Théâtre de Dix heures, elle est dans l’air et les chansons de la Môme. Son timbre, sa gouaille, ses chagrins, ses rires, son sourire, le talent, tout y est. Nathalie Lermitte est une Piaf amoureuse d’Édith. La blondeur n’y change rien, c’est comme si Elle était revenue d’entre les ombres pour nous visiter le temps d’une vie intense ramassée en une heure trente de lumière. Car la vie d’Édith Piaf est un jeu d’ombres et de lumière qui emporte les cœurs dans ses refrains, les bouleverse dans ses drames et les fait battre au rythme des émotions de l’interprète. Une interprète comme rarement il est donné de voir. Plus que convaincante, Nathalie Lermitte est intense, vibrante, naturellement et follement talentueuse pour nous raconter Édith Piaf en toute intimité au travers de ses chansons et de textes ciselés et poétiques dignes d’une Piaf.

« Le Syndrome de Croyde 2 », Marc Welinski

CHRONIQUE
Le nouveau thriller de Marc Welinski, « Le Syndrome de Croyde 2 – L’état sauvage » n’est pas une suite, mais évoque le même thème puissant de l’instinct de mort. Pour l’auteur, le syndrome de Croyde serait une pathologie psychiatrique qui pousse les êtres normaux à commettre des meurtres spontanés, sans mobile. Si, dans le premier tome, les victimes sont poussées dans le métro, dans celui-ci elles chutent dans le vide, en pleine nature. Qui donc est ce tueur qui trucide au hasard des rencontres dans les hauteurs de la forêt de Chamonville ? Car, évidemment, quand des accidents sont trop nombreux et trop rapprochés dans le temps, la thèse de l’accident est vite jetée aux orties ! De sa plume reconnaissable, Marc Welinski envoûte l’esprit et tient au col le suspense jusqu’à la fin.

« 9 mois de bonheur », l’humour à haute dose !

THÉÂTRE & CO
Le bonheur, assurément, frappe à la porte de l’Apollo Théâtre tous les vendredis et samedis soirs. Il dure une heure. C’est un accouchement de pure intensité et de belles surprises. Il a pour nom « 9 mois de bonheur… ou presque ». Les deux parents sont des comédiens incroyablement lumineux et sympathiques. Lola Zidi et Oumar Diaw éblouissent par leur énergie comique et par moult autres talents scéniques. Leur jeu funambule évolue, avec grâce, justesse et jubilation, provocant un rire sans fin. Le texte d’Oumar Diaw et Fonzie Meatoug, valorisée par une mise en scène minimaliste et virevoltante de Noom Diawara, revisite le lieu commun des neuf mois de grossesse pour en tricoter une nouvelle version. Une maille à l’endroit, une maille à l’envers et un petit ton inédit donnent au point mousse de la comédie une élégance « déjantément » neuve…

« Les Favorites du Renégat », Alain de Savigny

CHRONIQUE
« Faire partie des dirigeants d’une grande nation, ceux qui ont une influence sur la marche d’un empire ou d’un royaume. » C’est ce à quoi a aspiré toute sa vie le Comte de Bonneval. Ce converti à l’islam, par la force du destin et un sens de l’honneur chatouilleux, a laissé nombre traces de ses faits de guerre et de ses trahisons qui ont fait de lui un bel aventurier, autant adulé que haï. Avec « Les favorites du Renégat », Alain de Savigny porte un regard différent sur ce héros historique. Se refusant à écrire une énième biographie, exacte ou fantasmée, l’auteur raconte la vie de ce héros guerrier au travers du regard de six femmes qui l’ont aimé follement. Une approche certes originale, mais qui donne à celui qui deviendra Ahmed Pacha dans l’Empire ottoman une dimension humaine et humaniste forte. Pour un homme qui n’aura vécu que pour les conquêtes, cet ultime assaut de la vérité venant des alcôves, passionnément divertissant et instructif, lui rend un très bel hommage.

« Jacqueline… Reviens ! », tout Maillan en truculence

THÉÂTRE & CO
« Une troupe passionnée et très active ! » promet Corinne Zarzavatdjian, la metteuse en scène de « Jacqueline… Reviens ! », pièce dans laquelle elle joue également avec Laurent Pariente et Jonathan Bouchoucha, à La Comédie Saint-Michel. La passion est de mise, assurément. Cette comédie ultra vitaminée puise dans le répertoire du vaudeville de Feydeau, de Courteline et de bien d’autres, une inspiration et une imagination qui débordent d’une saine nostalgie et d’une pétaradante énergie. L’hommage à Jacqueline Maillan et au spectacle qui venait frapper à notre poste de télévision avec son rituel « Au théâtre ce soir », de 1966 à 1986, est hurlant de vérité et assourdissant de tendresse.