Dernière critique sur “Norman, mon fils”

“Que l’on ait des enfants ou pas, que l’on rêve d’en avoir ou non, impossible de rester insensible à cet amour paternel. Ce lien si fort et puissant que la naissance d’un enfant peut créer, est-ce la maladie de Norman qui a uni de façon si intense ces deux-là? Difficile à dire, mais bon sang! Quelle puissance des sentiments, on la ressent à travers les pages, on sourit aux joies de Norman, on pleure à ses souffrances, on s’épuise aux difficultés rencontrées par Jimmy et on se glorifie de ses espoirs… Un livre extraordinaire de force, d’amour et de courage.”
Blog MagLivresque (09/04/2019)

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“La Peau d’Anna”

“Contre toute attente, Alzheimer va devenir leur fil d’Ariane pour se retrouver. C’est là tout l’art de Nathalie Gendreau. Par ses mots, elle transcende cette maladie, protagoniste de son histoire. Au fil des pages, elle n’en fait plus cet espace que personne ne comprend, qui emprisonne l’âme, mais ce lien reconstitué qui va permettre à un père et à sa fille de reformer les pièces du puzzle de leur vie. Alzheimer est la clé de leur énigme familiale qui percera à jour, non sans violence, les drames vécus et pansera telle une thérapie, les séquelles subies. Anna, c’est La Peau d’Âne des temps modernes. Tout comme elle, la complicité très fusionnelle d’Anna avec son père, sans frontière aucune, ne peut empêcher le doute d’exister.” (Daphné Victor, journaliste à Impact European)

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Nathalie Gendreau Prestaplume Conseil en écriture biographe PrestaPlume écriture auteur journaliste correcteur relecteur

Conseil en écriture

C’est parce que l’écrit est le reflet de son auteur qu’il doit faire l’objet d’une attention méticuleuse ! Pour y parvenir ? Prendre de la hauteur ou de la distance. Plus facile à dire qu’à faire… Même les plus confirmés ont besoin du regard d’une tierce personne, de cet indispensable « troisième œil » qui traquera les coquilles, les fautes d’orthographe, les erreurs typographiques, les clichés… PrestaPlume se propose d’être cet œil aiguisé pour que vos écrits gagnent en fluidité, pertinence et lisibilité.

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Nathalie Gendreau Prestaplume Conseil en écriture biographe PrestaPlume écriture auteur journaliste correcteur relecteur

Biographe

La vie file à une allure vertigineuse ! Qui n’a pas éprouvé cette impression ? Ecrire sa biographie, faire ressurgir des souvenirs, analyser son parcours professionnel ou personnel, créer un pont entre les générations, faire de sa vie une histoire. Toutes les raisons sont légitimes pour figer ce temps qui nous échappe et que la mémoire peine parfois à retrouver intact pour l’offrir à ses proches. Prestaplume se pose en relais de votre mémoire en mettant à votre disposition ses compétences et son expérience d’auteur publié (roman, biographie et biographie romancée).

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“Le retour du Jeune Prince”, Alejandro G. Roemmers

CHRONIQUE
“Le retour du Jeune prince” d’Alejandro G. Roemmers est le livre que l’auteur aurait voulu lire adolescent et qu’il a écrit en quelques jours, en 1999. Selon ce richissime industriel qui se vit poète, ce roman n’est pas une suite au conte philosophique et initiatique, mais une continuité du message du Petit Prince de Saint-Exupéry. Sous la plume de l’auteur argentin, le gracile enfant aux cheveux de blé et à l’écharpe rouge est un adolescent exténué, échoué sur la route désertique de la Patagonie. Parti à la recherche de son ami aviateur qui lui a offert jadis un mouton, le jeune garçon gît à demi-mort de faim et de fatigue sur le bord de la route. Un voyageur solitaire le découvre, s’arrête et le recueille dans sa voiture. Démarre alors une conversation à bâtons ininterrompus entre l’homme incrédule et l’enfant triste. Rapidement, le voyage est prétexte à interroger le sens de la vie et des rencontres. Adoubé par les descendants de Saint-Exupéry, ce « road movie » argentin s’est délesté dans ce retour sur Terre de la poésie onirique originale pour prodiguer un enseignement et donner des réponses aux questions, celles-là mêmes qu’il cherchait lorsqu’il était en quête de sens.

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“La Moustâche”, l’irrésistible circonflexe qui fait tache

THÉÂTRE & CO
Que voilà une moustache bien fournie, au dessin simple et original, une magnifique coupe au carré si ce n’était la symbolique terrifiante qui ne fait plus fureur en ces temps éclairés ! Le circonflexe de la moustache de Sylvain Sabourdin (Arnaud Gidoin) est au centre de toutes les tensions au théâtre du Splendid. Cet homme discret, qui dit oui à tout et à tout le monde, va devoir faire montre d’imagination pour passer inaperçu avec l’ombre noire sous le nez. La rencontre avec son futur beau-père qui se trouve être de confession juive promet d’être mouvementée. La mise en scène de Jean-Luc Moreau amplifie la vivacité de ce boulevard délirant. Les auteurs Sacha Judaszko et Fabrice Donnio abattent une à une toutes leurs cartes de l’imprévu, déroutent coupe sur coupe les protagonistes et remportent pli sur pli l’adhésion du public. Les quiproquos et les malentendus se donnent la main dans une suite de situations comiques qui montent crescendo jusqu’au paroxysme. « Ça va trop loin ! » entend-on comme une antienne à chaque malentendu au bord du précipice de la vérité. Que nenni ! Ça ne va pas trop loin ! On aime être secoué de spasmes aux larmes, on adore être choqué par les situations indémêlables : on en reveut !

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“Kiosque”, Jean Rouaud

CHRONIQUE
Bravant l’interdit maternel : « Tout sauf le commerce ! », Jean Rouaud devint kiosquier. Non pas par contradiction ou bravade, mais par nécessité alimentaire. C’était dans les années 80, il était apprenti écrivain en recherche de style, d’éditeur, de lecteurs, de reconnaissance. Avant “Les Champs d’honneur” premier roman et Prix Goncourt en 1990, nombre de ses manuscrits avaient été impitoyablement refusés. Son style n’étant pas dans l’air du temps. Ces sept années à vendre les journaux au 101 rue de Flandre dans le XIXe arrondissement de Paris formeront la matière génitrice de personnages aussi singuliers qu’attachants dans leurs fêlures épidermiques et leur intempérance verbale. Tome 5 de “La Vie poétique”, “Kiosque” revient sur ces années qui ont fait passer les nouvelles du monde entre les mains de ce kiosquier, indulgent observateur d’un quartier cosmopolite où se frottaient, s’entrecroisaient, se confrontaient toutes les cultures. Se faisant biographe de son art et ce qui l’a constitué, Jean Rouaud déroule d’une plume généreuse et malicieuse ses souvenirs de mines et de papiers froissés qui n’est pas sans rappeler la petite musique proustienne de l’infiniment long, lent et modulant. “Kiosque” est une introspection tendre et colorée qui a valeur de fraternité.

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“Ma grammaire fait du vélo”, à vos marques, prêts, riez !

THÉÂTRE & CO
Grammaire et orthographe, le couplet gagnant dans la course au bon français. Mais un casse-tête casse-pieds pour les élèves en queue de peloton. Ah ! S’ils avaient assisté à ce « Ma grammaire fait du vélo », spectacle éblouissant de François Mougenot sur les mots et leurs savantes combinaisons, ils auraient appris en riant… ou ri en apprenant ! Ce seul en scène humoristique au théâtre de l’Essaïon est exemplaire de la manière dont le corps enseignant devrait faire aimer la langue de Molière. L’auteur et comédien, sans esbroufe ni emphase, fait don de ces leçons de rattrapage, cocasses et absurdes, à la manière d’un Devos ou d’un Morel. Ses textes sont fins, percutants, intelligents et irrésistiblement drôles. Il réconcilie même le public – s’il le fallait – avec la grammaire, si joueuse quand on prend la peine de la titiller. Conjugaison, pronoms personnels, phrases historiques, onomatopées : tout est bon pour doper le langage et le faire caracoler au cœur des discussions. Car, de nos jours, c’est le parler « tendance » qui s’impose dans cette obsession à la modernité, écorchant les mots et les oreilles du premier puriste qui passe.

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“Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins”, la maladie d’amour sublimée

THÉÂTRE & CO
Le petit théâtre “Le bout” est l’écrin parfait pour sanctifier l’intimité du texte de Matéi Visniec. L’éloge de la maladie d’amour du dramaturge et poète roumain, sous le titre aussi curieux qu’amusant « Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins », peut s’y répandre avec la lenteur de l’agonie d’amour et le fracas intérieur des sentiments. Sans préambule, ce seul-en-scène nous fait entrer dans un univers surréaliste où la poésie voisine avec l’absurde. Le monologue du personnage nous entraîne dans une auscultation in vivo de son cœur mis à nu pour une femme fatale, une Muse dont il ne peut se passer. Il l’a dans la peau, elle palpite dans ses organes jusque dans ses moindres cellules. Accueillie seulement pour un jour, elle squatte son corps et le malmène par ses caprices et ses incartades. Sous une direction créative de Rémi Cotta, pour jouer cette étonnante fable moderne, le comédien Miguel-Ange Sarmiento enfile le costume sur mesure de ce dresseur d’escargot qui en bave pour se faire aimer sans y perdre le cœur. Il incarne avec une intensité douloureuse cette maladie d’amour incurable qui distille son venin tout en gangrenant toutes les parties du corps. Faisant sienne la folie imaginaire de Matéi Visniec, le comédien cueille l’attention jusqu’à la métamorphose finale. Belle, car irréversible. Légère, car poétique.

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“Raymonde”, Audrey Poux

CHRONIQUE
Qui a vu et aimé le film « Le diable s’habille en Prada » doit se précipiter sur « Raymonde » d’Audrey Poux, aux éditions De Fallois. Un premier roman très réussi : enlevé, cruel, grinçant et drôle. Le style de l’auteur, aux traits bien marqués, détourne l’horreur de comportements éminemment nocifs et parvient à sublimer les situations avilissantes et les propos blessants. Le talon dans une cage à titi en couverture en dit long sur la dérision dont fait preuve l’auteure. En fait, Raymonde s’appelle Chloé. Mais comme ce prénom était déjà pris dans la rédaction du magazine de mode « Dolce Vita », la rédactrice en chef, langue venimeuse et esprit retors comme armes de poing, rebaptise sa nouvelle chef de service de son deuxième prénom : Raymonde. Ce baptême aux couleurs de l’extrême onction est le point de départ à l’enfer pavé de très mauvaises intentions et à un livre qui brosse des portraits très gratinés. Ni les hommes ni les femmes n’y échappent. De fait, c’est un monde de la mode qui est décrit, décrypté, démythifié, dans toute sa cruauté froide et glaçante, car découpé au scalpel professionnel d’une journaliste du sérail. Que ce roman soit inspiré ou pas de faits réels, « Raymonde » prend à la gorge et ne lâche pas sa prise facilement. Saisissant !

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“Dans la peau de Cyrano”, ou la différence en majesté

THÉÂTRE & CO
Ce soir-là, pour annoncer sa reprise au théâtre des Mathurins à partir du 7 avril prochain, le spectacle « Dans la peau de Cyrano » fêtait sa 700e représentation dans l’enthousiasme général. Un triomphe largement mérité tant le one-man-show de Nicolas Devort est une performance scénique incarnée. Le comédien campe plusieurs personnages, chacun avec son trait caractéristique qui l’identifie en un quart de seconde. Cette instantanéité provoque l’admiration. Parmi ces personnages, il y a le professeur de français, la psychologue du collège et quelques élèves qui interagissent autour de la pièce d’Edmond Rostand, « Cyrano de Bergerac ». L’histoire met en scène Colin, un élève timide et complexé par son bégaiement, qui va s’affirmer parmi ses camarades de classe grâce à un atelier théâtre auquel il sera inscrit contre son gré. Peu à peu, le personnage de Cyrano qu’il va incarner l’aidera à sublimer ses peurs. Le texte est fin et percutant, les réparties tombent en cascade avec panache et font mouche à tous les coups. À la fois tendre, poétique et comique, « Dans la peau de Cyrano » emporte tous les suffrages.

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“Les Amants de la Rivière-Rouge”, Marie-France Desmaray

CHRONIQUE
La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Cette expression vaut pour ce premier roman de 638 pages qui relie le Vieux Continent au Nouveau Monde, peu après la Grande Guerre. Paru aux éditions Presse de la Cité, « Les Amants de la Rivière rouge » est une saga romantique inspirée qui montre combien Marie-France Desmaray aime sa région (la Vendée) et les traditions culinaires. L’auteure rend hommage à ces pionnières courageuses au cœur conquérant de Vendée et des Charentes qui ont tout lâché pour s’exiler dans des contrées inhospitalières du Québec, endurant les pires difficultés financières et souffrances psychologiques pour s’acclimater et construire un nouveau foyer digne de ce nom. Le tabou de l’inceste, des secrets de familles, des épreuves, des bons sentiments, des femmes de caractère avec une foi indestructible dans leur destin. Ce sont quelques-uns des ingrédients que l’auteure, mais aussi l’animatrice de cours de cuisine, a utilisés pour concocter une recette de son cru narratif, aux saveurs du terroir français et du Manitoba, province située à l’ouest de Québec. Cette fiction très documentée pourrait être un récit de vie, tant il s’ancre dans la terre et le quotidien de ces petites gens qui quittaient leur misère pour, souvent, en retrouver une autre ailleurs. Dépaysement assuré !

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“Blanc & Hétéro”, de l’humour en eaux troubles

THÉÂTRE & CO
Que les oreilles chastes s’abstiennent ou défaillent ! Volontairement provocant, délicieusement indécent, prodigieusement irrévérencieux, le one-man-show d’Arnaud Demanche, « Blanc & Hétéro », programmé tous les mardis à l’Apollo Théâtre, ne fait pas dans la demi-mesure. L’humoriste s’amuse avec les codes et les susceptibilités, comme un chat avec sa souris préférée. Il entre dans la chair du politiquement incorrect avec un esprit affilé et sans tabous sur notre société consumériste et intolérante. Tout est bon à dire, tant qu’on en rit. Durant une heure dix, qui passe beaucoup trop vite, il dépiaute les faux-semblants, tranche dans le lard des certitudes, hache menu l’extrémisme en toute chose et dégraisse les préjugés. Ce co-créateur des « Gérard du Cinéma », puis des « Gérard de la télévision », a la dérision collée à ses basques proprettes du Versaillais bien sous tous rapports, mais rétif à la bien-pensance. Si Arnaud Demanche a très vite compris qu’il y avait des avantages à être blanc et hétéro, il n’en est pas forcément fier. En fait, il se dit content d’être blanc et hétérosexuel, tout en ne manquant pas de rire de lui-même et de railler sec sur sa condition et ses « privilèges » au regard de ceux qui sont nés du côté le moins réjouissant des continents.

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“Métaphores, je vous aime – Le dico des belles images”, Daniel Lacotte

CHRONIQUE
L’homme qui dégaine les mots plus vite que son ombre s’appelle Daniel Lacotte. L’as des as n’est pas à son coup d’essai. Dans plus d’une quarantaine d’ouvrages à son actif, l’auteur allie la plume à l’esprit facétieux. Il emploie les mots à toutes les sauces narratives : biographies, romans, documents, essais, mais aussi des dictionnaires qui ne se la racontent pas. De ceux qui jouent avec l’origine des mots et leur glissement de sens. De ceux qui contiennent l’essentiel tout en distillant l’accessoire. De ceux, surtout, qui instruisent tout en distrayant ! « Métaphores, je vous aime – Le dico des belles images », paru chez First Éditions, est le dernier-né de cette longue liste à la Prévert qui ne reste pas sur l’estomac. Bien au contraire ! Des métaphores, en veux-tu ? En voilà ! Sans jeter de l’huile sur le feu, Daniel Lacotte déclare sa flamme une nouvelle fois, sans avoir les foies. Il n’a pas son pareil pour nous mettre l’eau à la bouche avec ses métaphores qui enjolivent si bien au sens propre comme au figuré.

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“Rapport pour une Académie”, l’incarnation kafkaïenne de l’humanité

THÉÂTRE & CO
Jusqu’au 4 mai 2019, le théâtre de la Croisée des Chemins nous convie à un voyage immobile kafkaïen qui remonte à la genèse de l’humanité, au carrefour de l’évolution entre l’homme et le singe, entre l’exploitation de l’homme et des animaux par l’homme. Sur une adaptation de Vincent Freulon à partir de la nouvelle éponyme de Franz Kafka écrite en 1917, « Rapport pour une Académie » interpelle et ouvre des voies de réflexion sur notre condition d’être humain et la façon dont on se comporte avec nos semblables, mais aussi sur cette torture que l’autre, celui qui est différent ou qui s’est exilé, s’inflige pour s’insérer dans la société, se fondre dans la masse et gommer ses propres caractéristiques. Celles qui l’ont construit et qui font son identité. Pour l’illustrer par métaphore, Kafka a choisi le grand singe, l’animal le plus proche de l’homme, physiquement et dans ses comportements sociaux. Mais l’image de ce singe qui cherche à s’intégrer se superpose bien à celle des Africains volés à leurs familles et asservis pour le bien d’autres hommes dits civilisés. L’interprétation de Mahmoud Ktari donne avec gravité et distinction une humanité déroutante à ce grand singe blanc voulant annihiler toute animalité en lui pour se trouver une issue à sa captivité.

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« Stances », la poésie aux accents d’actualité

THÉÂTRE & CO
Au théâtre des Déchargeurs, une semaine durant, ce fut la cueillette des stances. Comme ces cèpes qui naissent nuitamment, il y eut une poussée de pupitres sur la scène, formant un chemin de ronde poétique. Peut-être pour mieux observer le monde et rimer sur sa beauté et sa cruauté. Lauréat du prix Goncourt avec « Les Champs d’honneur » (1990) et auteur d’une autobiographie littéraire en cinq tomes, « La Vie poétique » — dont le dernier opus « Kiosque » (Grasset, 2019) vient de paraître —, Jean Rouaud a écrit et composé un spectacle surprenant et captivant de la première strophe à la dernière. Dans ses « Stances », mis en scène par Pascal Reverte, il raconte la vie et la mort, ponctuées de ses nombreux soubresauts, avec l’élégance du geste et la rondeur de la voix. Sa poésie aux consonances du reportage se décline en rubriques de journal qu’il feuillette pour nous, se faisant le chantre de la nature de l’homme dans tous ses états d’être et de paraître. Faits divers, écologie, politique, économie, art, religion, science, etc., chaque rubrique se dit et se chante en duo harmonieux, un texte poétique, une chanson. Deux arts mêlés qui offrent un métissage de talents et d’actualité.

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“Le Misanthrope, ou l’Atrabilaire amoureux”, du Molière, passionnément… à la folie

THÉÂTRE & CO
Sur la scène du Comédia – Théâtre Libre s’invite une troupe de comédiens galvanisés par le défi renouvelé de ressusciter Molière dans son essence la plus pure. « Le Misanthrope, ou l’Atrabilaire amoureux » est une comédie vertigineusement moderne, en cinq actes et en vers, que les Parisiens ont pu découvrir pour la première fois en 1666 sur la scène du Palais-Royal. Cette pièce est une critique acerbe et virulente contre la société des hommes fourbes et vaniteux, contre l’hypocrisie, la compromission, la trahison. La question existentielle étant : « Faut-il fuir ce que l’on exècre et se retirer du monde ? Ou sommes-nous condamnés à composer avec nos semblables ? » Question ô combien d’actualité, et qui le sera – semble-t-il – tant qu’il y aura des Hommes. Tout au long de cette description du « portrait du siècle », le colérique Alceste (Lambert Wilson), l’amoureux intransigeant, lutte contre sa jalousie qu’attise la belle Célimène (Pauline Cheviller), son amante séductrice, rompue à l’art de la médisance. Brisant qui leurs disputes qui leurs réconciliations surgissent les autres personnages dans une exubérance de passions et de rubans, dans une volubilité d’esprit et de parures. Un moment d’exception, magnifié par une mise en scène musclée de Peter Stern, que les héritiers du beau encenseront !

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“Changer le sens des rivières”, Murielle Magellan

CHRONIQUE
Le nouveau roman de Murielle Magellan, chez Julliard, est pareil à un bel esquif, maniable et léger, propre à naviguer avec grâce dans le fracas des remous d’une rivière. Si la vie n’est pas un fleuve tranquille, en changer le cours semble surmontable. C’est ce que « Changer le sens des rivières » raconte, empruntant au roman d’apprentissage. En suivant le cheminement de pensées de la jeune héroïne Marie, le lecteur se laisse embarquer avec bonheur par l’imprévisibilité d’un pacte avec le juge qui l’a condamnée. Cette rencontre va tout changer. Avec un pragmatisme poétique et une sensibilité à fleur d’eau, Murielle Magellan nous fait traverser avec douceur le tourbillon de l’âme de ceux et celles, issus de milieux défavorisés, qui se sont laissé enchaîner en fond de cale par les connaissances des autres… jusqu’au jour de la dernière humiliation.

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“La vie rêvée des autres”, des si et des voix pour du pur plaisir

THÉÂTRE & CO
De grands noms en haut de l’affiche de l’Apollo Théâtre pour une voix talentueuse. Luchini, Bacri, Laspalès, Benigni, Gallienne, Devos et d’autres encore non moins prestigieux ! Leur point commun ? Ce théâtre à une seule voix, celle du comédien imitateur Pascal Haumont. « La vie rêvée des autres » est un spectacle d’Olivier Maille et Pascal Haumont sur les destinées et les bifurcations de parcours, balançant entre rire et tendresse. Leur écriture met en scène un Robert Luchini, ambitieux coiffeur qui rêve d’acheter un autre salon de coiffure ; son apprenti, lui, trouve que la vie est belle, il s’appelle Roberto Benigni. Dans ce salon, très prisé de ses habitués, se rencontrent et se confrontent le professeur de français Jean-Pierre Bacri, le philosophe Grand Corps Malade, l’historien Guillaume Gallienne, le comptable Régis Laspalès ou encore le restaurateur Raymond Devos. Inspiré des personnalités connues, le scénario les renferme dans une nouvelle identité, avec l’hypothèse où ils seraient restés dans l’anonymat. Une pure fiction jubilatoire, menée par l’excellent Pascal Haumont à un train d’enfer et avec une dextérité vocale et visuelle maîtrisée.

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Emmanuel Buriez, le réalisateur d’une vie réenchantée

PORTRAIT PASSION
Avec autant de films que de vies à son actif, le réalisateur Emmanuel Buriez est homme d’action et de passion cinématographique. Arraché de la violence et de la faim à six ans par une mère adoptive française, ce petit haïtien au cœur souriant choisira de creuser son sillon dans le 7e art. Avec son premier court-métrage, dès l’âge de treize ans, il entame aujourd’hui sa dix-neuvième année dans le cinéma. Pour célébrer cette jeune maturité, plusieurs de ses longs-métrages sortiront sur grand écran entre 2019 et 2020 : Arion, Flying Guy, Le Prince heureux, puis la trilogie Aldébaran et Migrants… Projection publique sur 32 ans d’envies et d’enchantements. 

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