Marianne Guillerand, entreprendre sa vie comme une œuvre d’art

PORTRAIT PASSION
Pour la bonté, le beau et le bonheur, Marianne Guillerand a un formidable appétit. Chef d’entreprise à la vingtaine, comédienne et auteure à la trentaine, elle se révèle artiste plasticienne à la quarantaine. L’art du collage s’est imposé à elle comme une évidence qui n’attendait que son heure. Aujourd’hui, elle offre une renaissance à des objets voués au rebut. Elle les enveloppe de coupures de magazines et les ourle à la feuille d’or. Sa dernière exposition, « L’Arche imaginaire de Marianne », est un bestiaire lesté de symboles. Ce vaste projet a éclos en elle en 2015, après les funestes heures de Charlie et du Bataclan, comme un besoin viscéral de passer par le monde animal pour se réconcilier avec l’homme. Rencontre.

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“Souvenirs involontaires”, Madeleine Chapsal

CHRONIQUE
Écrivain très prolifique, Madeleine Chapsal a enchaîné une centaine de livres en quarante-cinq ans. Des romans, des essais, des pièces de théâtre… C’est à l’âge de quarante ans passés que la journaliste à L’Express “se risque en littérature”, comme elle le confie dans son autobiographie “Souvenirs involontaires”, qui vient de paraître aux éditions Fayard. Son premier roman, “Un été sans histoire”, paru en 1973, connaît un succès fulgurant. Elle les enchaînera avec frénésie, suivant le courant agité de sa vie, de ses propres histoires d’amour et de son mal-être. Car, dans chacun de ses récits, c’est un bout de ses peines et de ses bonheurs qu’elle livre à travers ses héroïnes. À tant dire sur elle-même, restait-il encore un pan de douleur non abordé ou une faille personnelle non élucidée ? “Souvenirs involontaires” ne se pose pas en ces termes. C’est un récit introspectif sans masque fictif qui viendrait édulcorer une réalité brute – ou brutale ? –, qu’une projection narrative ne peut épuiser. Ce récit se découvre comme le puzzle d’une vie enfin reconstitué, une unité inédite formée de fragments connus à travers des héroïnes, de fait reléguées à bien pâles copies face à l’original.

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“Piège pour un homme seul”, le suspense qui tombe à pic

THÉÂTRE & CO
“L’un des deux est à enfermer !”, éructe le commissaire de Police, en regardant le mari et la femme. Il y a de quoi ! Tout au long de “Piège pour un homme seul”, le mensonge tisse une toile inextricable autour du mari, accablé par l’imposture d’une femme qui se fait passer pour son épouse, Élisabeth, qui, elle, a disparu. Huitième pièce de Robert Thomas (1927-1989), cette comédie policière a été un triomphe dès le soir de la Générale aux Bouffes Parisiens, le 28 janvier 1960. Adapté deux fois au cinéma (Honeymoon with a Stranger en 1969 et One of my wives is missing en 1976), ses droits seront achetés par l’immense Alfred Hitchcock (il meurt avant de pouvoir l’adapter). Depuis le 7 juillet 2018, au théâtre Le Funambule Montmartre, on y joue une nouvelle fois du bon, du très bon, de l’excellent suspense avec “Piège pour un homme seul”, mis en scène par Florence Fakhimi. La fidélité au texte original est absolue ; le jeu des cinq comédiens, époustouflant de duplicité, ménage un suspense qui prend littéralement aux tripes. Machiavélique et angoissante, cette comédie policière à rebondissements est la garantie d’une soirée… inoubliable !

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“Dîner de famille”, un bouquet explosif d’humour et de tendresse

THÉÂTRE & CO
Il est des repas de famille qui virent au drame et aux larmes. Les rancœurs, les jalousies, les non-dits et l’indifférence sont autant de sujets de dispute. Par son universalité, le thème parle à tous. Sous les feux du théâtre Edgar, “Dîner de famille” de Pascal Rocher et de Joseph Gallet est tout sauf une énième comédie sur les relations familiales. Les deux coauteurs, en fins observateurs, ont puisé dans le magasin des blessures narcissiques pour écrire un scénario crédible, et puissamment soutenu par l’énergie de l’humour en perpétuel décalage. Le texte met en scène un trio de personnalités bien tranchées : un fils jeune adulte, abandonné par son père à six mois et délaissé par sa mère qui a recomposé de son côté une grande famille. Alexandre – joué ce soir-là par Arnaud Laurent – invente un stratagème pour faire venir ses parents le jour de ses trente ans. Seulement ces derniers, qui se sont vus trois fois en trente ans, ne sont pas au courant de la présence de l’autre. Béatrice (Carole Massana) n’a jamais pardonné à son ex-mari (Emmanuel Donzella) de l’avoir quittée… pour un autre homme. Sur le papier, le pitch promet un dîner explosif ; sur la scène, la force comique des comédiens emporte tous les rires dans leur si doux délire !

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“L’Épicerie”, Marie d’Hauthuille

CHRONIQUE
Si vous cherchez un bon roman du terroir pour égayer vos vacances d’été, je vous conseille une petite halte en Dordogne, délicieuse, dépaysante et singulière, sous la plume voyageuse de Marie d’Hauthuille. Son premier roman, “L’Épicerie”, nous entraîne dans une histoire fantastique où passé et présent se confondent grâce à une curieuse épicerie, dont la belle devanture de bois peint est classée. Elle se situe à Saint-Cybard, une charmante bastide avec son église aux vestiges remarquables, sa placette sous les couverts avec un puits au centre, le café des Cornières sous les arcades et des habitants soudés par un secret : tout originaire de cette bourgade est projeté au temps de l’Occupation, dès qu’il franchit le seuil de l’épicerie. Les étrangers de Saint-Cybard, eux, peuvent pénétrer dans ce magasin transformé en supérette flambant neuve pour y faire leurs emplettes. Une malédiction ? Plutôt un appel à la réparation d’un destin contrarié en 1945.

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“Où est Jean-Louis ?”, du théâtre conceptuel tout terrain !

THÉÂTRE & CO
Il fallait y penser… et surtout l’oser. Au théâtre de la Michodière, on dépoussière avec une jubilation non feinte les habitudes du théâtre où chacun reste à sa place. Où d’un côté des comédiens enthousiastes donnent le meilleur et où, de l’autre, un public peinard se tord de rire. Et au milieu le metteur en scène qui règle le tempo du moteur. Avec “Où est Jean-Louis ?”, l’auteure Gaëlle Gauthier crée le concept du spectacle hybride qui mise sur l’interaction avec des inconnus du public. Trois au total, un par acte. Homme ou femme, c’est égal. Ce Jean-Louis interchangeable a un large pardessus beige, un nœud papillon clownesque et une perruque gris métallisé, tel un signe de reconnaissance secret qui s’évente à chaque représentation. Les Jean-Louis se sont portés volontaires, le comédien Arnaud Gidoin les sélectionne avant chaque acte. Ce soir-là : deux hommes, une femme. Une équipe motivée d’outsiders qui ne s’en laisseront pas compter, donnant à cette pièce survoltée un grain de folie candide et malicieux.

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“Bérets noirs, Bérets rouges”, Michel Zink

CHRONIQUE
Avec son roman “Bérets noirs Bérets rouges”, l’auteur Michel Zink, professeur honoraire au Collège de France et élu en décembre 2017 à l’Académie française, noue son intrigue autour des temps troublés de la Libération et de la guerre l’Algérie. Par une succession de flash-back épistolaires, Bruno Wolf, un professeur parisien septuagénaire, relate ses souvenirs d’enfance à M. Chavasson, un notable sexagénaire expert-comptable qui ne comprend pas sa démarche. Il évoque ses amis d’enfance, Félix et Zoé, ses premiers émois avec Zoé, la violence sociale et politique dans laquelle ils baignaient alors. Une sorte de dialogue de sourds s’instaure pendant que la vie des deux orphelins se déroule, prenant ses racines à la Libération et s’achevant avec la guerre d’Algérie. Détenteur d’une partie de leur secret, Bruno Wolf s’entête à le restituer coûte que coûte, mais à sa manière, lente et ampoulée, faisant fi de la condescendance de son interlocuteur qui le surnomme “le petit vieux monsieur” : il attend de ce dernier le fin mot de l’histoire. Mme Chavasson, séduite par ses bonnes manières, l’y aidera.

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“I Love Piaf”, le tourbillon des cœurs talentueux

THÉÂTRE & CO
Une chanteuse au timbre de velours écorché (MTatiana), un accordéoniste aux doigts endiablés (Aurélien Noël) et un conteur à la voix enflammée (Patrice Maktav). Au travers du nouveau spectacle de Jacques Pessis, “I love Piaf”, trois jeunes artistes ressuscitent magnifiquement “La Môme”. Ils la vivent et la font vibrer autour de dix-sept airs entraînants que le public fredonne en lui et hors lui jusqu’au tableau final. En reprenant sa dernière biographie musicale consacrée à l’icône de Belleville, “Piaf, une vie en rose et noir”, l’auteur la revêt d’un rythme plus jazzy qui ajoute en profondeur et en émotion. Ce soupçon de modernité suave offert à ce monument immortel de la chanson française satisfait les amoureux d’Édith Piaf et leur curiosité. Car cette nouvelle version inclut des chansons plus rarement diffusées, mais aussi, entre deux couplets, des anecdotes contées aussi tragiques que gaies, pour certaines inédites. Jacques Pessis, le maître ès artistes, s’amuse à dévoiler avec une pointe d’humour des contre-vérités que la légende a inscrites dans le marbre rose de la vie de Piaf.

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“Mon frère”, Daniel Pennac

CHRONIQUE
Avec “Mon frère”, Daniel Pennac revient à réminiscence feutrée sur l’homme qui lui a prodigué un amour discret, serein et attentionné. Un grand frère de cinq ans son aîné et un guide aussi qui l’a entraîné à sa suite à la cueillette des mots sur le chemin de la connaissance. Ce grand frère, le préféré de sa famille, lui a appris à parler et à écouter ses silences entrecoupés de bonnes tranches d’humour décalé, mais aussi et surtout à aimer lire, à commenter les livres, et donc à en écrire. Bernard le mélancolique est parti pour un ailleurs il y a dix ans, trop tôt, fatalité d’une erreur médicale, mais l’écho de sa présence continue de faire raisonner la vie et l’écriture de Daniel. Cet ouvrage réécrit la complicité des deux frères, rejouant à coups de répliques saillantes des fragments de souvenirs aussi fugaces que démonstratifs dans cette évidence d’amour. Un amour non déclamé, mais murmuré entre les lignes, que la petite brise de la reconnaissance fait bruisser pudiquement.

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“Berlin Kabarett”, ébouissante décadence

THÉÂTRE & CO
Sur l’impulsion du journaliste Philippe Tesson, Stéphan Druet a écrit et mis en scène le spectacle dansé et chanté “Berlin Kabarett”, au théâtre de Poche-Montparnasse. Son texte était une évidence pour lui, la magie et l’intensité qui s’en dégagent sont une évidence pour le public. Un public spectateur mais aussi acteur qui se retrouve dans un théâtre de poche, agencé en cabaret avec des guéridons et des consommations. La scène ? Trois niches bien identifiées qui s’étirent en longueur. Côté droit, le bureau de la tenancière Kirsten (Marisa Berenson), ancienne prostituée aigrie ; en face, la loge de son fils non désiré Viktor (Sebastiàn Galeota) qu’elle exploite et dont l’homosexualité l’encombre et l’insupporte. Côté gauche, un piano, des percussions, un cornet accompagnés de leurs musiciens aux paupières charbonneuses qui voisinent avec une table riquiqui où planche Karl, le poète contestataire. Et entre ces trois niches et le public, l’étroit espace de liberté où évoluent les personnages en manque de tendresse et de repère moral. L’ambiance est là, elle se plante dans le cœur, net et sans bavure : une musique lumineuse et sombre, des danses langoureuses et acrobatiques, des costumes affriolants qui magnifient les émotions. Quant à l’histoire, elle se déploie en saynètes où l’impossible amour d’une mère pour son fils s’entremêle au témoignage d’une époque marquée par la dépression économique et sociale, et la menace du totalitarisme nazi.

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“La Vallée des oranges”, Béatrice Courtot

CHRONIQUE
Depuis cinq ans, les éditions Charleston organisent le Prix du Livre romantique qui offre la publication à un manuscrit sélectionné par un jury présidé par Marie Vareille. Cette année 2018 voit la distinction de “La Vallée des oranges”, premier roman de Béatrice Courtot. Pour être retenu, le récit doit se couler dans la ligne éditoriale de l’éditeur, c’est-à-dire une histoire mettant en scène une héroïne fière, forte et libre. Pour ce cru-là, elles seront deux, unies par les liens du sang et la passion de la pâtisserie. Cette romance à deux voix est la rencontre d’Anaïs et de Magdalena que deux générations séparent. Une rencontre qui va mener la première sur les traces de la seconde, une courageuse arrière-grand-mère, résistante durant la guerre civile à Majorque, en 1936.

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“Les crapauds fous”, la justesse de l’émotion, la force d’évocation

THÉÂTRE & CO
Après son succès au Ciné XIII, la comédie d’aventure Les crapauds fous se joue au Théâtre des Béliers parisiens. Servie par un texte qui allie la force d’évocation à celle de l’émotion juste, cette pièce est née de l’idée formidable de l’auteure et metteure en scène Mélody Mourey de restituer une histoire vraie et extraordinaire, jamais encore évoquée au théâtre. Celle de deux médecins polonais, Eugène Lazowski et Stanislaw Matulewicz, qui ont sauvé 8 000 Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, en faisant croire à une épidémie de typhus, un virus hautement contagieux. La mise en scène imbrique deux époques (1942-45 et 1990) et les fait interagir avec une vivacité étourdissante. Cette astuce captive l’intérêt tout en mettant en relief de façon exemplaire le courage de ces deux “crapauds fous” qui ont osé dire “non”. Aujourd’hui, on les nommerait les “Insoumis”, comme le rappelle la pièce qui ne manque pas de distiller une bonne dose d’humour. Ces clins d’œil à l’actualité sont autant de bulles d’air qui autorisent le spectateur en apnée du suspense à respirer… et à rire de bon cœur !

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Anne de Caumont La Force : des racines, des livres et une pièce

PORTRAIT PASSION
Comblée au berceau par le legs culturel de deux familles prestigieuses, Anne de Caumont La Force s’est distinguée grâce à sa fascination pour les destinées d’entreprises et de femmes. En s’intéressant à l’intimité de parcours hors norme, elle a su tracer pour elle-même un chemin singulier et enrichissant. Éditrice, auteure, journaliste pour la presse écrite et la télévision, et Secrétaire générale du prix Femina, celle qui a consacré sa carrière à valoriser la femme signe et publie aux Éditions Dacres sa première pièce, Madame Fouquet, qu’elle dédie à la si mal connue épouse de l’infortuné Surintendant. Pièce qui va paraître ce mois de juin aux éditions Dacres et qui sera créée au Festival d’Avignon en juillet 2018.

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“Cadavre, vautours et poulet au citron”, Guillaume Chérel

CHRONIQUE
Après l’originalité décalée d'”Un très bon écrivain est un écrivain mort”, Guillaume Chérel poursuit son grand bonhomme de chemin avec un polar massif qui fleure le fumet parodique, intitulé “Cadavre, vautours et poulet au citron”. Le décalage narratif est cette fois encore de rigueur, comme le climat de la Mongolie où se situe l’action. Le dépaysement fouette le visage et brûle la couenne des personnages, mais également des lecteurs. Ce pays rugueux s’offre sans retenue, comme les prostituées dans les bars tous borgnes. Car, là-bas, dans ce pays du bout du monde – ou de fin du monde –, qui ne boit pas n’est pas un homme. Bastons, beuveries, dégrisement dans le stupre voisinent avec la fourberie, les coups foireux, l’éclosion d’un amour vache sous la yourte et de sombres histoires de gros sous. Mais quand Jérôme Beauregard va-t-il passer à l’action ? Si l’attente est insoutenable, elle prépare aux actions musclées d’une enquête qui se mène quasi toute seule, par la simple imbrication d’événements. Pour compenser les coups de retard ou dans le pif, le détective applique la loi du Talion. Quand il le faut, il sait rentrer dans le lard ! Tout comme l’auteur qui ne donne pas dans la demi-mesure ! Écriture décidément très contemporaine, volcanique, directe, elle distribue les uppercuts comme il lève le bras : “Vous reprendrez bien un verre ?”

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“Bio et barge”, humour et dérision à foison !

THÉÂTRE & CO
Entre bio et mojito, faut-il vraiment choisir ? La comédienne Stéphanie Jarroux est tiraillée tout le long de son one-woman-show inspiré de la vie très réelle d’une mère de famille comblée par ses trois enfants. Enfin… Comblée, c’est vite dit ! Car qui se met en tête de vivre 100 % “bio” tout en s’imbibant… d’expériences Vegan se complique l’existence à plein temps. “Bio et barge” est une bourrasque vivifiante qui, sous prétexte de prôner le bio en toutes occasions, balaye les bonnes intentions face aux réalités du terrain qui impose son inévitable dictature et qui a pour doux nom : le quotidien ! Stéphanie Jarroux rejoue pour nous, à coups d’outrance trash et humoristique, son quotidien de maman aux journées surchargées et de femme en quête d’épanouissement personnel. Sa première comédie est survoltée, sans tabous et décoiffe un max. Son texte est savoureux, stylé et percutant, et la mise en scène dynamique de Nathaly Coualy en fait une belle réussite ! Mais attention, les oreilles chastes risquent de tomber en pâmoison !

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“Est-ce ainsi que les hommes jugent ?”, Mathieu Ménégaux

CHRONIQUE
Troisième roman de Mathieu Ménégaux, “Est-ce ainsi que les hommes jugent ?” plonge une nouvelle fois son thème narratif dans les mâchoires broyeuses d’un destin facétieux. N’y a-t-il pas pire cauchemar d’être accusé à tort ? de se sentir acculé par des preuves indiscutables ? de remettre en question sa propre innocence à force de matraquage policier ? Au point d’être prêt à avouer un crime qu’on n’a pas commis ! Pour Gustavo Santini, fils d’immigrés argentins dont le père a été torturé, l’arrestation à son domicile dès potron-minet, la perquisition énergique, l’interrogatoire accablant et l’accusation de la victime, c’est surréaliste, inimaginable, effroyable. Mais quand les médias et les réseaux sociaux se déchaînent sur le coupable désigné, le cauchemar devient l’enfer ! D’une plume efficace, saisissante dans son dépouillement, Mathieu Ménégaux s’insinue dans l’intimité des protagonistes, chacun avançant dans sa vérité, convaincu de son plein droit.

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