“Révolution, 100 ans d’Octobre rouge”, rétrospective d’un monde disparu

ACTUALITÉ
En ce 12 janvier 2017, veille de l’ancien Nouvel An russe et année du centenaire de la Révolution d’Octobre, les éditions Macha Publishing ont organisé un événement festif à la librairie Flammarion du Centre Pompidou autour de son ouvrage richement illustré consacré à l’histoire culturelle de l’URSS, Révolution 100 ans d’Octobre rouge. Lors de cette soirée, l’auteure Catherine Bertho-Lavenir a passionné son auditoire en relatant la genèse du projet, sa démarche en tant qu’historienne, les difficultés qu’elle a eu à faire face et ses réflexions qui ont surgi au fur et à mesure de ses investigations “J’ai cherché les grandes références que partageaient les habitants de ce monde disparu”, résume-t-elle, encore imprégnée de ce travail exaltant.

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“Et du ciel tombèrent 3 pommes”, Narinai Abgaryan

CHRONIQUE
“Les vrais héros ont des physionomies simples, ce n’est que dans les films qu’ils jouent avec leurs muscles en sauvant le monde”. Cette pensée de l’auteure arménienne Narinai Abgaryan semble être le socle de ses deux romans traduits en français par les éditions Macha Publishing. Dans ce nouvel opus “Et du ciel tombèrent 3 pommes”, comme “Dans mon cœur à jamais” paru en février 2016, l’auteure revisite, avec son style inimitable alliant simplicité et délicatesse, le symbole du village reculé et en dépeint les habitants qui s’incarnent avec force. Ce roman est une succession d’histoires personnelles de familles qui frappent par leur dépouillement et nous attachent à leur devenir. Même si tout est écrit d’avance, selon leur croyance, on se surprend à rêver pour eux un répit entre la guerre et les catastrophes climatiques qui s’unissent pour déchaîner le chaos.

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“Les bijoux indiscrets”, Denis Diderot

CHRONIQUE
Le philosophe Denis Diderot, directeur de l’ambitieuse Encyclopédie, aurait été dans sa jeunesse un tantinet grivois. Qui l’eut cru ? “Les bijoux indiscrets” est son premier roman publié de son vivant, en 1748, mais anonymement. Il avait aux alentours de 35 ans quand il imagine une fable licencieuse. Ce petit bijou libertin est né d’un pari entre le philosophe et sa maîtresse d’alors. Il ne lui a pas fallu plus de quinze jours pour soumettre son roman érotico-oriental à l’appréciation intime de sa dame de cœur.

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“Comédies urbaines.com”, Alexandre Tsypkine

CHRONIQUE
L’acuité dans la perception. La causticité dans l’humour. La finesse dans le style. La promesse du “Beigbeder russe” est tenue. Comédies urbaines.com d’Alexandre Tsypkine est un cocktail de plaisirs de l’esprit, d’une grande modernité, mêlant piquant et tendresse. Une fois secoué avec énergie dans le shaker des idées, le breuvage exquis, agrémenté d’un zeste de malice, détone et n’épargne personne. Les femmes, les hommes, les riches, les pauvres, la jeunesse débridée qui ne respecte plus rien, la vieillesse qui s’accroche aux traditions. Cet écrivain journaliste ne s’oublie pas dans le décorticage satirique des mœurs russes, principalement moscovites et Saint-Pétersbourgeoises. Il tourne en dérision ses faits de guerre devant la gent féminine et les scuds encaissés avec une bravoure stoïque admirable.

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“Dans mon cœur à jamais”, Narinai Abgaryan

CHRONIQUE
“Ne peut être beau que ce qui est grave”, selon Anton Tchékhov. Avec “Dans mon cœur à jamais”, de Narinai Abgaryan, on flirte avec cet écrivain russe dont l’influence narrative sourd tout au long des portraits intimes des membres d’une famille arménienne de Berd, ville natale de l’auteure. Une saga où chacun attache davantage le lecteur à son histoire, menée tambour battant par une narratrice-fillette, qui donne à voir, sentir et ressentir les malheurs d’un peuple qui vit dans le dénuement le plus absolu, mais pleinement chaque instant, arrachant à ce quotidien morne et douloureux qui traverse les siècles cette joie d’être ensemble, unis, généreux et aimants.

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“Souvenirs dans les poches”, Andrei Astvatsatourov

CHRONIQUE
« Qui suis-je ? » Telle est la question que se pose Andrei Astvatsatourov dans « Souvenirs dans les poches ». Empruntant à l’autobiographie fiction, l’auteur plonge les mains dans les poches profondes de sa mémoire sélective à la faveur de cette question existentielle aussi urgente que corrosive. Armé d’un style aiguisé, vif, insolent, original, il découpe sa vie, méthodiquement et par fragments que ses réminiscences pérégrines brassent, épurent, ordonnent pour recomposer le puzzle de son histoire, une histoire réconciliée.

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