“L’être ou ne pas l’être”, tout Shakespeare en dérision

THÉÂTRE & CO
La compagnie “Les Voyageurs sans bagage” vient poser ses malles à l’Apollo Théâtre, jusqu’au 29 décembre 2018. La troupe belge, qui est d’abord une aventure réunissant Mohamed et Oussamah Allouchi, et Rachid Hirchi, Fionakis, fourbit son humour parodique afin de conquérir le cœur des Français avec L’être ou ne pas l’être. Cette pièce convoque des personnages emblématiques des œuvres de William Shakespeare : Richard III, Lady Anne et Catesby le serviteur (Richard III), Roméo, Juliette et Mercutio (Roméo et Juliette), Hamlet et Ophélie (Hamlet), ainsi que le dramaturge lui-même. La mise en scène des frères Mohamed et Oussamah Allouchi se concentre sur l’intensité des enjeux et l’enchaînement des actes jusqu’au précipice fatal. Leur texte aux accents classiques est saupoudré de références culturelles modernes truculentes et ne s’embarrasse pas de bien-pensance. Les comédiens, splendides dans leurs costumes d’époque, évoluent avec énergie dans l’immodération scénique physique et verbale qui donne à la pièce un résultat vivant et très réjouissant.

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“Comédiens !”, ou la mise en abyme des talents

THÉÂTRE & CO
À couper le souffle ! Librement tirée de l’opéra « Paillasse » de Ruggero Leoncavallo, qui s’est lui-même inspiré d’un fait divers, la tragi-comédie musicale « Comédiens ! » est l’un de ces spectacles qui saisissent au col et ne vous lâchent pas, bien après avoir repris vos esprits. À son dénouement, elle vous plonge dans une imprévisible stupeur et suscite une franche admiration pour le livret et les chansons d’Éric Chantelauze, la musique de Raphaël Bancou et l’implication forcenée des trois comédiens. « Forcené » n’est pas une hyperbole, mais une réalité massive et désarmante. Marion Préïté, Fabian Richard et Cyril Romoli, tels des sprinters marathoniens, jouent à une allure folle pendant une heure trente, sous la direction vigilante du metteur en scène Samuel Séné. Cette course frénétique frise l’inconcevable tant est restreint l’espace du théâtre de La Huchette, dont l’argument de la pièce ne manque pas d’user. La pièce “Comédiens !” mérite amplement d’avoir été sacrée “Meilleure Comédie Musicale 2018″ !

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“La vie rêvée de Gabrielle – Muse de Renoir”, Lyliane Mosca

CHRONIQUE
Avec « La vie rêvée de Gabrielle », Lyliane Mosca nous propose une biographie romancée qui déborde de vie, faite de couleurs et de lumière, de tendresse et de colères. Elle nous brosse le portrait de Gabrielle Renard, une femme de l’ombre que la postérité a oubliée. Pourtant, elle fut la muse la plus aimée d’Auguste Renoir qui voyait en elle l’idéal féminin. Elle est peinte sur de nombreuses toiles depuis 1894, l’année de son entrée au service des Renoir en tant que bonne, puis nourrice de Jean (le futur cinéaste). L’auteure nous livre le parcours passionnant d’une femme déterminée et si dévouée à son patron et à ses enfants qu’elle s’est peu à peu imposée comme la seconde maîtresse de maison, provoquant la jalousie d’Aline, l’épouse et l’ancien modèle du peintre. S’inspirant de faits réels, l’auteure dessine de nouvelles perspectives aux événements historiques grâce à une palette toute personnelle de personnages de caractère en quête d’amour, de beauté et d’absolus.

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“Plaidoiries”, magistral et fascinant

THÉÂTRE & CO
Un seul-en-scène remarquable pour des plaidoiries édifiantes. Au théâtre Antoine, avec une rare intensité, se rejouent jusqu’au 17 novembre 2018 cinq grandes affaires judiciaires retentissantes. Richard Berry y revêt la robe d’avocat pour près d’une heure quinze plaidant ou accusant, avec une humanité et une modestie qui lui confèrent une crédibilité saisissante. Du magistral à la mesure des enjeux de société qu’ont induits ces procès ! Inspiré du livre de Matthieu Aron « Les grandes plaidoiries des ténors du barreau », ces affaires ont en effet été choisies pour leur impact sur la société durant ces quarante dernières années. Cinq procès entendent cinq textes ciselés, diablement articulés, qui donnent aux mots le superpouvoir de convaincre et d’émouvoir, nettement, simplement, sans fioritures, sans bavure. Leur objectif premier étant de « ramener l’accusé dans la communauté des hommes ».

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“Pervers”, Jean-Luc Barré

CHRONIQUE
« Marlioz considère la fiction comme supérieure à la vie. » Ainsi posé, ce postulat ouvre grand le champ des possibles narratif. Pour « Pervers », son premier roman, l’historien et éditeur Jean-Luc Barré* s’empare de son sujet de prédilection – les faux-semblants et les secrets liés au pouvoir – pour sonder les profondeurs de la perversité dans le processus de créativité. Si des écrivains s’inspirent de leur vécu ou du vécu d’autrui comme matériau de travail, l’auteur de fiction Victor Marlioz manipule son entourage pour susciter les drames, les observer et les narrer dans un roman au style froid et implacable. Est-ce une réaction démesurée à un défaut d’imagination ou est-ce dû à une propension maladive à maîtriser son monde ? Le lecteur sera le seul juge. Jean-Luc Barré développe ce thème du pouvoir et de la manipulation jusqu’à la pire des extrémités : la mort par plume interposée.

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“Intra Muros”, ou la traversée des émotions

THÉÂTRE & CO
Quatrième pièce d’Alexis Michalik, « Intra Muros » concentre son action en milieu carcéral, dans une centrale, où la rage et la prostration sont les ultimes défenses contre un mal plus grand qui ronge de l’intérieur. Et que le temps « libre » qui s’étire en vain accentue. Jusqu’au 28 février 2019, le théâtre de la Pépinière revêt les atours spartiates d’une prison réservée aux condamnés les plus dangereux et effectuant de longues peines. Par une construction ingénieuse en tiroirs, le scénario déverrouille les portes du voyage intemporel pour que s’échappent des souvenirs cadenassés, en souffrance. C’est ainsi que se rencontrent, se confrontent, s’enchâssent et se raccommodent, dans le verbe et le jeu de rôles, cinq existences.

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“La petite musique de Jeanne”, Ethel Salducci

CHRONIQUE
Après son recueil de nouvelles “Singulière Agape”, aux éditions Luce Wilquin, Ethel Salducci revient au-devant de la scène littéraire avec un premier roman “La petite musique de Jeanne”, chez ce même éditeur belge. À découvrir Jeanne et sa petite musique qui bat la mesure d’un cœur ardent et blessé, le lecteur y reconnaîtra la même légèreté, la même poésie narrative. L’écriture, comme l’histoire, est simple, et pourtant elle est chargée de la vie et de ses émotions universelles qui touchent par sa délicatesse. Cette constance dans le style renvoie à la personnalité de l’auteure, d’un vécu esquissé, d’une maturité affermie de bienveillance et de respect à l’égard du genre humain. Ethel Salducci nous montre à voir Jeanne et ses premiers pas dans la vie, depuis son adolescence dans les années 90 jusqu’à nos jours, au travers d’une passion : le trombone. Et d’un leitmotiv : le détachement dans ses relations.

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“Le Roi Arthur”, le mythe réinventé

THÉÂTRE & CO
Après « Tony et Marilyn » en 2016, au festival d’Avignon, la deuxième pièce de Jean-Philippe Bêche se joue au théâtre de l’Épée de bois, à la Cartoucherie, à Vincennes jusqu’au 14 octobre 2018, avec la compagnie du Rameau d’Or. « Le Roi Arthur » est un projet qui a mûri pendant des années dans la tête de son auteur. Son investissement obstiné a permis de relever tous les défis ; sa recherche d’absolus se dévoile jusque dans les détails ; son texte vif et percutant, aussi affûté que l’épée flamboyante dans les combats, sonne fort et juste ; l’exaltation des sentiments nobles affrontant les forces du mal résonne avec lyrisme entre les murs de pierre au rythme des percussions. Cette revisite shakespearienne du mythe du Roi Arthur doit sa réussite à cette intensité dans les relations entre les personnages qui s’aiment et se déchirent avec fougue et brutalité. Comme par enchantement, la légende ressuscite et prend corps, violemment, massivement, virilement. Elle nous retient avec autorité dans ce décor de pierre et d’arcades, magnifié par les jeux d’ombre et lumière. Deux entités à la fois visuelles et tutélaires qui évoquent le bien et le mal, la lutte intérieure contre ses pulsions, ce déchirement désespéré entre l’amour et la trahison. Il n’en fallait pas moins pour cette superbe épopée du cœur !

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“Le Jardin d’Orléans”, Catherine Saulieu

CHRONIQUE
“Le Jardin d’Orléans” relate la saga familiale des Legros-Magloire, de riches bourgeois dijonnais réfugiés à Oran dans un XIXe siècle finissant, après la ruine de leur fabrique de moutarde. Cette histoire privée aurait pu le rester si Catherine Saulieu ne s’était penchée sur les Mémoires de son grand-père Joseph Magloire, un récit d’un peu plus de trois cents pages, minutieusement reliées, qui s’étend de 1870 à 1945 et se déroule en France et en Algérie. L’héritière de cette histoire sur plusieurs générations ne se contente pas d’évoquer les événements familiaux, les convictions religieuses et politiques, et de dépeindre les personnalités tranchées et extrémistes des protagonistes, elle les examine à la loupe des mentalités d’alors pour mesurer l’aveuglement et le déni de ce grand-père dévot, antisémite et nationaliste. Ce récit bâti comme un docu-fiction est d’un intérêt sociologique et historique certain, car se faisant l’écho d’une société française d’expatriés par l’exposition d’un “cas d’école”.

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“Gustave Eiffel, En fer et contre tous”, impossible n’est pas Eiffel

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Avec « Gustave Eiffel En fer et contre tous », le temps des grands rêves a établi son camp de base au Théâtre Le bout. La biographie théâtralisée qu’Alexandre Delimoges a consacré à Gustave Eiffel est une première d’une longue série de parcours hors normes. La prochaine sur Joséphine Baker étant en cours de rédaction. Une série que l’on ne manquera pas de suivre si l’écriture et l’interprétation sont d’aussi bonne qualité que ce petit bijou retraçant l’œuvre d’un visionnaire pragmatique, aux idées fécondes, et qui avait l’intelligence instinctive de céder à ses rêves, même les plus fous. Ce « seul en scène biographique », joué en alternance par Alexandre Delimoges et Valentin Giard, est une réussite sur tous les plans. Elle captive d’emblée, nous arrachant de notre condition figée de celui ou de celle qui écoute, car cette pièce-là transporte, insuffle une force, élève les idéaux. Elle va jusqu’à ranimer ses propres rêves égarés sur la voie de la raison.

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Anne Gravoin, la virtuosité aux deux visages

PORTRAIT PASSION
Depuis trente-cinq ans, Anne Gravoin mène deux carrières de front à la baguette de la passion : violoniste soliste et producteur exécutif musical. Dans ces deux domaines exigeant rigueur et volonté, elle n’épargne ni son temps ni son énergie, puisant sa force dans le plaisir de jouer et de monter de fabuleux projets via son entreprise « Music Booking Orchestra ». De l’enregistrement de musiques de film aux tournées, de la musique classique à la variété, la virtuosité de la musicienne a bien deux visages. Retour sur un parcours professionnel intense et des projets à la mesure de ses aspirations.

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“Un tout petit caillou”, Cendrine Varet

CHRONIQUE
Une plume alerte pour “Un tout petit caillou” qui dévale avec légèreté le versant cœur du lecteur. Avec son premier roman, audacieux par son sujet, Cendrine Varet pénètre le monde de la vieillesse et de la fin de vie à pas déterminés, mais sans voyeurisme. Elle pousse pour nous la porte du quotidien d’une maison de retraite où le Petit Vieux vient d’être intégré. Il ne peut plus vivre seul, là-haut dans ses montagnes avec Alibi, son fidèle compagnon à quatre pattes. Mais il est bien connu que les animaux ne sont pas acceptés dans une MDR – entendre mort de rire pour maison de retraite –, comme l’appelle le Petit Vieux qui entremêle le plaisir de l’ironie et l’humeur bougonne avec l’acharnement de la survie. Comme pour retenir le fil de son existence solitaire qui s’effiloche malgré lui, décidé qu’il est à mener une lutte sans merci contre sa “tu meurs” au cerveau… au moins jusqu’à l’heure de sa mort, qu’il entend choisir, loin, là-haut, dans ses montagnes, avec son chien. Mais la partie est loin d’être gagnée : les cerbères veillent !

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Marianne Guillerand, entreprendre sa vie comme une œuvre d’art

PORTRAIT PASSION
Pour la bonté, le beau et le bonheur, Marianne Guillerand a un formidable appétit. Chef d’entreprise à la vingtaine, comédienne et auteure à la trentaine, elle se révèle artiste plasticienne à la quarantaine. L’art du collage s’est imposé à elle comme une évidence qui n’attendait que son heure. Aujourd’hui, elle offre une renaissance à des objets voués au rebut. Elle les enveloppe de coupures de magazines et les ourle à la feuille d’or. Sa dernière exposition, « L’Arche imaginaire de Marianne », est un bestiaire lesté de symboles. Ce vaste projet a éclos en elle en 2015, après les funestes heures de Charlie et du Bataclan, comme un besoin viscéral de passer par le monde animal pour se réconcilier avec l’homme. Rencontre.

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“Souvenirs involontaires”, Madeleine Chapsal

CHRONIQUE
Écrivain très prolifique, Madeleine Chapsal a enchaîné une centaine de livres en quarante-cinq ans. Des romans, des essais, des pièces de théâtre… C’est à l’âge de quarante ans passés que la journaliste à L’Express “se risque en littérature”, comme elle le confie dans son autobiographie “Souvenirs involontaires”, qui vient de paraître aux éditions Fayard. Son premier roman, “Un été sans histoire”, paru en 1973, connaît un succès fulgurant. Elle les enchaînera avec frénésie, suivant le courant agité de sa vie, de ses propres histoires d’amour et de son mal-être. Car, dans chacun de ses récits, c’est un bout de ses peines et de ses bonheurs qu’elle livre à travers ses héroïnes. À tant dire sur elle-même, restait-il encore un pan de douleur non abordé ou une faille personnelle non élucidée ? “Souvenirs involontaires” ne se pose pas en ces termes. C’est un récit introspectif sans masque fictif qui viendrait édulcorer une réalité brute – ou brutale ? –, qu’une projection narrative ne peut épuiser. Ce récit se découvre comme le puzzle d’une vie enfin reconstitué, une unité inédite formée de fragments connus à travers des héroïnes, de fait reléguées à bien pâles copies face à l’original.

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“Piège pour un homme seul”, le suspense qui tombe à pic

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“L’un des deux est à enfermer !”, éructe le commissaire de Police, en regardant le mari et la femme. Il y a de quoi ! Tout au long de “Piège pour un homme seul”, le mensonge tisse une toile inextricable autour du mari, accablé par l’imposture d’une femme qui se fait passer pour son épouse, Élisabeth, qui, elle, a disparu. Huitième pièce de Robert Thomas (1927-1989), cette comédie policière a été un triomphe dès le soir de la Générale aux Bouffes Parisiens, le 28 janvier 1960. Adapté deux fois au cinéma (Honeymoon with a Stranger en 1969 et One of my wives is missing en 1976), ses droits seront achetés par l’immense Alfred Hitchcock (il meurt avant de pouvoir l’adapter). Depuis le 7 juillet 2018, au théâtre Le Funambule Montmartre, on y joue une nouvelle fois du bon, du très bon, de l’excellent suspense avec “Piège pour un homme seul”, mis en scène par Florence Fakhimi. La fidélité au texte original est absolue ; le jeu des cinq comédiens, époustouflant de duplicité, ménage un suspense qui prend littéralement aux tripes. Machiavélique et angoissante, cette comédie policière à rebondissements est la garantie d’une soirée… inoubliable !

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“Dîner de famille”, un bouquet explosif d’humour et de tendresse

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Il est des repas de famille qui virent au drame et aux larmes. Les rancœurs, les jalousies, les non-dits et l’indifférence sont autant de sujets de dispute. Par son universalité, le thème parle à tous. Sous les feux du théâtre Edgar, “Dîner de famille” de Pascal Rocher et de Joseph Gallet est tout sauf une énième comédie sur les relations familiales. Les deux coauteurs, en fins observateurs, ont puisé dans le magasin des blessures narcissiques pour écrire un scénario crédible, et puissamment soutenu par l’énergie de l’humour en perpétuel décalage. Le texte met en scène un trio de personnalités bien tranchées : un fils jeune adulte, abandonné par son père à six mois et délaissé par sa mère qui a recomposé de son côté une grande famille. Alexandre – joué ce soir-là par Arnaud Laurent – invente un stratagème pour faire venir ses parents le jour de ses trente ans. Seulement ces derniers, qui se sont vus trois fois en trente ans, ne sont pas au courant de la présence de l’autre. Béatrice (Carole Massana) n’a jamais pardonné à son ex-mari (Emmanuel Donzella) de l’avoir quittée… pour un autre homme. Sur le papier, le pitch promet un dîner explosif ; sur la scène, la force comique des comédiens emporte tous les rires dans leur si doux délire !

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