« La disparition de Stephanie Mailer », Joël Dicker

Temps de lecture : 3 minCHRONIQUE
Joël Dicker était très attendu avec son quatrième roman, La disparition de Stephanie Mailer, paru aux éditions de Fallois. Après La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, en 2012, l’immense succès transposé en série par Jean-Jacques Annaud, et Le livre de Baltimore en 2015, l’auteur suisse revient vers les terres connues du thriller qui cultive un style limpide et efficace, et une intrigue à multiples rebondissements. Roman dense aux multiples voix qui se répondent à travers le temps, sa construction astucieuse tricote et détricote les coupables potentiels. L’auteur nous balade, en lâchant ici ou là, au détour d’un lac marécageux ou d’un bar interlope, d’infimes indices qui détournent les trois enquêteurs Jesse, Derek et Anna du véritable chemin qui conduit à la solution. Ce trio efficace reprend en 2014 une enquête conduite en 1994, à Orphea, une charmante localité dans les Hamptons, dans l’État de New York, à la suite de l’étrange disparition de Stephanie Mailer. Étrange car cette brillante journaliste est persuadée que l’auteur du quadruple meurtre arrêté à l’époque par Jesse et Derek était innocent. Se seraient-ils trompés de coupable ?

« Huis presque clos », des équilibristes sur le fil de l’impro

Temps de lecture : 3 minTHÉÂTRE & CO
Ce soir-là, au théâtre de Dix Heures, ils étaient quatre pros de l’improvisation, prêts à relever le défi de situation proposé par le public. Car, lorsque Sébastien Barat, Romain Cadoret, Fabien Strobel et Julie Mori montent sur scène, ils arrivent les mains dans les poches… enfin l’expression « les mots dans les poches » serait plus juste ! Ces mots encore inconnus d’eux, que l’aventure démange et qui s’impatientent de fuser. Le top départ est sur le point d’être lancé. Le public a choisi. Les quatre personnages vont se retrouver dans un sex shop pour un « Huis presque clos » qui entend emporter l’adhésion. Chaque mercredi soir, à 21 h 30, c’est le risque. Mais un risque au cordeau qui tend son fil pour offrir à ces équilibristes du théâtre en création live cette liberté dont ils ont besoin pour explorer leur large palette d’expressions. La seule contrainte narrative étant de rester sur une unicité de temps et de lieu. À cela s’ajoute une mise en scène de Vincent Ronsac qui joue sur le minimalisme, comptant sur la performance scénique des comédiens. Seules quatre chaises servent l’histoire qui se fabrique sous des yeux ébahis et sonne aux oreilles de l’enfance.

« Point de rupture », le militant au cœur vaillant

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Seul sur scène avec « Point de rupture », Nicolas Koretzky incarne, au théâtre de l’Archipel, une variété de personnages qui croisent le chemin de Noé, un jeune militant, pétri de colère contre la société consumériste, égoïste et inconsciente de ses mauvais choix. L’idéaliste veut changer ce monde qui court à sa perte, quitte à faire la révolution. La comédie de mœurs, satirique à souhait, est habilement mise en scène par Thierry Harcourt, la sobriété sous-tendant l’efficacité du geste et la focalisation sur le texte des deux auteurs, Nicolas Koretzky et Franck Lee Joseph. Le comédien jouit ainsi de tout l’espace pour nous faire entrer dans son monde qu’il réduit à l’échelle de l’actualité. Ce monde est combatif et revendicatif, armé de slogans et d’indignations, volontairement caricaturé par ses contradictions, pour le plaisir d’en sourire. Car le rire est tiraillé entre pudeur et réflexion, le public s’implique trop dans les questionnements et les inquiétudes de Noé pour s’esclaffer.

« Croire au merveilleux », Christophe Ono-dit-Biot

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Après un décès, le merveilleux peut-il encore frapper à la porte ? C’est la question que pose l’écrivain et journaliste Christophe Ono-dit-Biot dans son roman Croire au merveilleux, où il file le thème de la mort soudaine et inexpliquée qu’il a abordé dans son précédent roman Plonger. Avec ce nouvel opus, il approfondit la souffrance de l’intolérable absence en parfaisant notre connaissance intime du couple César/Paz et de leur fils. L’amour d’un père pour son enfant est-il assez fort pour vaincre le désir de mort ? L’écriture simple et dépouillée de l’auteur, sans risées ni lames de fond, accompagne avec une langueur poétique son double littéraire dans sa mortelle descente dans les abymes de la dépression. César appelle si fort la mort qu’il en réveille les dieux de l’Olympe qui dépêchent une mystérieuse messagère pour l’aider à entamer une lente remontée en apnée vers une renaissance.

« Le jour d’avant », Sorj Chalandon

Critique littéraire Sorj Chalandon Le jour d'avant édition Grasset

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Avec son nouveau roman Le jour d’avant (Grasset), l’écrivain Sorj Chalandon déterre l’histoire de la dernière grande catastrophe minière de France. C’était le 27 décembre 1974, un coup de grisou à la fosse 3 bis de Liévin, dans le Nord. Quarante-deux morts stupides et inutiles, quarante-deux gueules noires qui auraient pu ressortir indemnes des ténèbres poussiéreuses si les précautions les plus élémentaires avaient été prises. Alors journaliste à Libération, l’auteur avait été bouleversé par le destin brisé de ces hommes ensevelis, brûlés, asphyxiés, et de leurs familles défigurées. À cela aucune fatalité, mais le manque patent de sécurité et la course au rendement et au profit des Charbonnages de France. Michel Flavent est le héros de ce drame qui se dessine à la craie charbonneuse. Il perd son frère Jojo enseveli dans la catastrophe et ses parents dans le désespoir. Quarante ans plus tard, il nous raconte sa vie, son frère, la mine, l’accident, le malheur, une vie de faux-semblants et une soif de vengeance inéluctable. Quelqu’un doit payer !

« Horowitz, le pianiste du siècle », l’inaccessible à portée de mains

Vladimir Horowitz Francis Huster Claire-Marie Le Guay Théâtre Critique Chronique Blog Steve Suissa Salle Gaveau

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Impensable, ambitieux, fou, périlleux. Sur le papier, tous ces qualificatifs sur le spectacle Horowitz, le pianiste du siècle battent la démesure. Sur scène, ce 3 février 2018 à la Salle Gaveau, à Paris, ils s’inclinent devant la simplicité des talents réunis et la pureté des interprétations, au premier rang duquel Vladimir Horowitz. Le virtuose à la vie tourmentée, l’explorateur de l’ombre et de la lumière. L’aventurier ardent défenseur de sa différence. Un homme qui a traversé le XXe siècle avec la musique comme seul guide. Pour restituer le jeu de ce pianiste disparu en 1989, Claire-Marie Le Guay incarne ce même cœur qui bat le tempo avec fougue et dextérité. Pour soutenir cette âme forte, Francis Huster offre son timbre sans nul autre pareil, qui fait remonter des profondeurs de l’oubli une histoire passionnante et singulière. Après avoir accordé le pianiste à sa musique et son parcours, le metteur en scène Steve Suissa lui insuffle la vie grâce à un mur d’images et de séquences filmées. Des souvenirs d’un monde sépia, des instantanés de drames et des éclats de notes. La trinité indivise d’un destin glorieux.

« Le ministre de passage », Jean-Louis Leconte

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Pour son premier roman Le ministre de passage, le réalisateur de films Jean-Louis Leconte entrouvre les portes de l’univers politique avec assez d’ingéniosité pour que s’y faufilent curiosité et envie. Il guide le lecteur intrigué pas à pas dans un milieu jonché de chausse-trapes qui exacerbent le mal-être au point de pousser deux hommes égarés dans leurs derniers retranchements : eux-mêmes. L’un s’appelle Tobias Herschel, un quinquagénaire mal marié et ministre de l’Économie et des Finances qui se suicide médiatiquement par des déclarations hors cadre lors d’une émission de télévision ; l’autre est Arthur Blanchot, un analyste financier de Bercy aux névroses très prononcées qui conchie ses supérieurs qu’il juge incompétents et qu’il fantasme de remplacer. Ces deux vies parallèles sont recoupées par une vie transversale qui les influence. C’est celle de Dacier. Il sera le successeur éclair de l’un et le catalyseur de la haine de l’autre. Ce récit choral à deux voix relate sous la forme d’un thriller psychologique l’itinéraire de ses deux personnalités ébranlées, dont la trajectoire va se retrouver brutalement et définitivement déviée.

« Une sombre histoire de girafe », ça grimpe dans les tours !

Une sombre histoire de girafe Comédie Théâtre Magali Miniac, au Théâtre des Béliers parisiens Emmanuelle BOUGEROL

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Prenez deux couples d’amis en vacances d’été et une maison isolée dans les Cévennes. Le Paradis, ce me semble. Oui, mais non ! « Une sombre histoire de girafe » de Magali Miniac, au Théâtre des Béliers parisiens, y plante un huis clos étouffant, balançant entre confessionnal et bagne en plein air, où l’amitié de ces deux couples va méchamment se craqueler sous le soleil implacable du Sud. S’il y avait une piscine encore, pour se rafraîchir les névroses ou se délasser de son passé trop bien accroché aux basques des aigreurs ! Mais non, pas d’eau, pas d’ombre, juste des discussions qui tournent au vinaigre et des vacances au fiasco. Et deux couples qui implosent en plein vol de girafe, sous le regard abasourdi et ravi des spectateurs, devenus en l’espace d’une heure vingt, les plus attentifs et reconnaissants des confidents !

« L’ArnaQueuse », un cœur à cœur tendre et explosif

L'ArnaQueuse BO Saint-Martin Coeur de scène Comédie Vanessa Fery Marina Gauthier Thom Trondel Théâtre Critique

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L’humoriste Thom Trondel signe avec L’arnaQueuse sa troisième comédie, au BO Saint-Martin, à Paris. Le sujet de l’arnaque à la séduction est une corne d’abondance de situations cocasses. D’emblée la pièce accroche toute l’attention par son écriture inspirée, soignée et nerveuse. Les réparties résonnent joyeusement au cœur entre éclats de plaisir et franche hilarité. Les personnages dessinés avec l’outrance nécessaire au ton enlevé sont cependant ourlés d’un rien de pudeur qui prépare le lit du rire et de l’émotion. Marina Gauthier, dont on a découvert la palette de jeux dans « Mascarades », est pétillante et touchante dans le rôle de Clara, belle trentenaire séductrice qui gère son agence matrimoniale à la tête du client. L’auteur Thom Trondel campe un Luc en mal d’amour, un cadre respectable aux accents naïfs et aux goûts très originaux, et dont le plus grand atout serait un sens de l’humour très décalé. Bref, un doux dingue marrant mais au revenu confortable de 8 000 euros mensuels… ce qui ne gâte rien !

« La disparition de Josef Mengele », Olivier Guez

Temps de lecture : 3 minCHRONIQUE
Beaucoup de biographies ont été écrites sur « L’ange de la mort », le criminel de guerre qui œuvrait à Auschwitz comme médecin-chef SS. Son obsession : découvrir le secret de la gémellité par l’expérimentation sur les jumeaux. Avec « La disparition de Josef Mengele », Olivier Guez propose un « roman vrai » de haute volée qui s’intéresse à la vie du tortionnaire après 1945 et au contexte géopolitique favorisant cette disparition. Il nous raconte comment Mengele a pu fuir jusqu’en Amérique latine et y vivre en toute impunité jusqu’à sa mort en 1979. L’auteur a fouillé dans le passé trouble de cet homme, issu d’une famille bourgeoise conservatrice, qui a rallié le parti nazi pour ensuite devenir SS. La clé de son ascension est un opportunisme cynique qui guidera sa conduite jusque dans l’exil au soleil. A-t-il été puni par la vie, la justice des hommes n’ayant pu être rendue ? C’est ce que l’auteur cherchera à savoir en s’intéressant à sa cavale de près de trente ans. Cette biographie romancée très documentée le dévoile sans pathos ni affect qui dévoieraient le contenu, fruit de trois années de recherche et d’écriture.

« Une comédie à la française », Jean-François Roseau

Temps de lecture : 2 minCHRONIQUE
Avec Une comédie à la Française, Jean-François Roseau trempe sa plume satirique dans la noirceur des intrigues de la République. Ce roman, qui résonne des échos véridiques de l’actualité, palpite au diapason de l’assouvissement de l’ambition et de la course au pouvoir, quel qu’en fut le prix à payer. Dans la lignée du « roman vrai » de son précédent livre « La chute d’Icare », ce jeune auteur nous plonge dans les coulisses d’un parti politique aux allures du Front National rebaptisé Parti National (PN), à la veille des élections présidentielles de 2017. On se régale du coup pendable que le héros joue en s’infiltrant dans le mouvement nationaliste pour mieux démasquer la bête. Puis, d’intrigues en hypocrisies, on s’insurge contre cet imposteur héroïque qui en vient à ravaler son âme sous les dorures du pouvoir, trompant l’ennui aussi allégrement que ses convictions.

« L’amour est dans le prix », du vécu à revendre !

Temps de lecture : 4 minTHÉÂTRE & CO
La petite salle du théâtre du Gymnase Marie-Bell voit débarquer du vendredi au dimanche l’explosive troupe de comédiens qui s’éclate dans « L’amour est dans le prix ». Écrite comme une comédie sentimentale satirique par Thierry Boudry, la pièce inspirée de sa vie personnelle est surtout une comédie de mœurs. Non sans autodérision, elle retrace le parcours chaotique d’un éternel amoureux et de son évolution au fil des ans et des gifles à poings fermés. Car, le mariage n’est-il pas un vaste ring et les conjoints, des partenaires qui se muent en adversaires ? Brandissant le parti d’en rire par des réparties qui claquent à chaque reprise, l’auteur sublime ses amours et ses séparations à travers trois couples de comédiens qui donnent tout, de la dernière chemise à la petite culotte ! Ces six personnages vont se croiser, s’aimer et s’entre-déchirer à une période déterminée, qui semble être la même, jusqu’au surprenant gong final. L’auteur ne vous promet ni du sang ni des larmes, quoique… Mais du rire, de la nostalgie, de la cruauté, du cynisme, de l’infidélité, de l’amour vache folâtrant dans un pré carré entouré de paravents en plexiglas. Une pièce sous haute sobriété scénique où tout est suggéré. L’entreprise de pompes funèbres, le restaurant, le ring de boxe et la galerie de peinture : on s’y croirait !

« Juste une orangeade », Caroline Pascal

Temps de lecture : 3 minCHRONIQUE
Avec « Juste une orangeade », paru aux éditions de L’Observatoire, Caroline Pascal s’épanche sur les relations mère/fille. Ce cinquième roman est d’abord un hymne filial destiné à toutes les mères. Émouvante, viscérale, immuable, cette déclaration d’amour ne peut passer inaperçue ni laisser insensible tant les mots sonnent juste, percutent des souvenirs d’enfance, font converger des réalités personnelles. Car cette histoire d’amour fusionnel est un miroir des émotions qui réfléchit l’universalité du thème, avec netteté et chaleur. L’auteure a construit son roman comme un thriller familial qui conduira Raphaëlle à rechercher sa mère Laurence, subitement introuvable. Disparue sur le chemin entre la maison familiale de Nonant en Normandie et l’appartement de Versailles. Entre l’enquête de voisinage et les révélations de ses proches, Raphaëlle va s’apercevoir qu’elle ignore beaucoup de la vie intime de sa mère. Elles qui se disaient tout sur le quotidien se taisaient sur l’essentiel.

« Moi, papa ? », ou la magie de la paternité

Temps de lecture : 3 minTHÉÂTRE & CO
S’il n’y a pas d’école pour apprendre à être papa, le one-man-show d’Arthur Jugnot est un bel avant-goût humoristique sur cette étape de la vie de couple conjuguée à trois. « Moi, papa ? », au théâtre du Splendid, raconte la transformation d’un jeune adulte libre et bien dans ses baskets d’ado boboïfié en un père responsable et accro à son fils. Mais combien d’épreuves et d’actes d’amour faut-il pour y parvenir ? Arthur Jugnot porte l’enseigne du vécu, tous feux de détresse allumés, derrière chaque trait d’humour et mimique, qui n’est pas sans rappeler l’inspiration du père. À la fin du spectacle, il remercie son fils de quatre ans et demi qui lui a permis d’être un père et un artiste comblé. Pour son premier seul-en-scène, Arthur Jugnot est vraiment à l’aise. Il rayonne, éructe et s’attendrit avec autant d’intensité et de charme. Sa personnalité volcanique au grand cœur fait de ce show une réussite que magnifie l’ingéniosité de la mise en scène de Sébastien Azzopardi et de la scénographie de Juliette Azzopardi.

« Le fait du prince, petits et grands caprices des présidents de la Ve République », Béatrice Houchard

Temps de lecture : 3 minCHRONIQUE
Le fait du prince, petits et grands caprices des présidents de la Ve République, aux éditions Calmann-Lévy, est un titre accrocheur qui sous-entend des révélations croustillantes. En fait, le titre va bien au-delà. Il annonce un contenu argumenté et fondé rappelant en filigrane que l’accession à la fonction de président n’efface pas d’un trait la nature humaine si encline à obéir aux humeurs et aux passions. C’est toujours l’homme qui gouverne, et le président qui exécute. Tout électeur a tendance à oublier cette évidence tellement les espoirs sont grands. Avec ce livre, Béatrice  Houchard nous le rappelle avec force et méthode, décryptant derrière les petites et grandes décisions des huit présidents de la Ve République les faits du prince qui ont servi ou desservi la grandeur de la France.

« Diva sur Divan », la voix du bonheur

Temps de lecture : 2 minTHÉÂTRE & CO
Assez  ! Céline  Bognini en a eu Assez  ! Elle ne voulait plus se contenter d’être la femme de, la fille de ou même la mère de. Avant de gagner le titre vénérable de grand-mère de, elle se devait de réagir  ! Le spectacle qu’elle écrira, « Diva sur Divan », sera sa voie du bonheur retrouvé et l’Aktéon le théâtre de sa rébellion. Là, sous les yeux ébahis d’un public tour à tour ému et heureux, se rejoue une séance de musicothérapie aussi originale que bouleversante au cours de laquelle la diva en devenir s’étend sur le divan pour livrer ses névroses, ses aspirations enfouies, ses besoins niés. Le psy pianiste, interprété par Patrick  Laviosa, va guider les réflexions de sa patiente sur ses envies en l’incitant à chanter de grands airs, de Mozart à Satie, de Michel Legrand à Barbara. Peu à peu, sur le tempo d’une comédie lyrique, le public assiste à la transfiguration musicale d’une diva intimidée par son art qui trouve sa clé du bonheur et nous la chante, toute à sa joie de renaître de ses rêves intimidés. 

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