« Quelque chose dans la tête », Denis Kambouchner

CHRONIQUE
Voilà un essai qui ne casse pas la tête et ne cherche pas à vous enfoncer ses idées dans… le crâne ! Nul besoin de se mettre martel en tête ou quelque chose dans la tête… Quoi que, si ! Telle est justement la question que se pose Denis Kambouchner dans « Quelque chose dans la tête », aux éditions Flammarion. Ce philosophe et professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, grand spécialiste de Descartes et des questions d’éducation, se fait pédagogue dans cet édifiant essai dédié à la culture, et particulièrement de la mémoire, distillant savamment l’abstrait et le concret. Il s’interroge ainsi sur les « qualités d’une tête bien faite » et se plaît à disséquer les différents usages du mot « tête ». Bille en tête, il annonce la couleur de sa méthode : deux parties composent l’ouvrage. urel que l’on a dans la tête, ce qu’il devrait être et ne pas être, et si nous avons perdu le jugement. La seconde évoque la transmission, c’est-à-dire ce que l’on transmet et la manière de le faire. Ce bagage n’est-il pas constitutif d’un héritage familial mais aussi sociétal ?

« La Petite mort de Virgile », Christian Rauth

CHRONIQUE
On connaît Christian Rauth comme comédien (« Père et Maire » sur TFI ou ses rôles dans des séries comme « Navarro »), on connaît moins bien l’écrivain. C’est fort dommage. Son quatrième roman, « La Petite mort de Virgile », paru aux Editions De Borée, est un réel plaisir de lecture tant par l’histoire finement conçue que par l’écriture cinématographique. Son thriller ne joue pas seulement la carte du suspense, puisque la dernière de couverture en dit beaucoup… peut-être trop. Pour ne pas le déflorer, gardez-vous de cette curiosité, somme toute légitime, et plongez-vous sans réserve dans les 432 pages qui passent beaucoup trop vite. Dès le premier chapitre, vous serez happé par l’histoire de trois hommes dont les chemins se croisent. Dans ce triangle, Gina Santos. Pour elle, les hommes sont prêts à lui offrir les preuves d’amour les plus folles. Elle est si belle qu’elle provoque l’embrasement des cœurs, mais aussi réveille les instincts les plus vils.

« Reflets des jours mauves », Gérald Tenenbaum

CHRONIQUE
Dans ce neuvième roman, « Reflets des jours mauves », l’auteur mathématicien Gérald Tenenbaum nous convie à prendre place pour l’écouter. Élaborant une conversation à sous-ensembles qui interagissent, des rencontres ont lieu entre l’auteur et son lecteur, entre le professeur Lazare et son auditoire, et entre le passé de ce narrateur et son amour perdu. L’heure de la retraite a sonné pour ce généticien renommé. C’est peut-être aussi l’heure, pour lui, enfin, de se libérer du poids de sa découverte, qu’il a tenue secrète pendant trente ans et qui a précipité la perte de l’amour de Rachel. Se saisissant d’une demande d’interview comme d’une bouée de sauvetage, il se lance dans le bain des souvenirs tissés d’hérédité et de fatalité, dont les remous intérieurs n’ont cessé leur cogitation. Arrimé à ce besoin de confession, Lazare rembobine le film de sa carrière jusqu’à la rencontre qui a modifié sa vision du monde et sa trahison par excès de protection. Doit-on alerter l’être cher d’une mort possiblement imminente ? Les gènes peuvent-ils mentir ? Le hasard a-t-il sa part ?

« Jours de glace », Maud Tabachnik

CHRONIQUE
Dans son dernier opus « Jours de glace », Maud Tabachnik nous emporte avec force et humour noir dans une série de meurtres sauvages, à l’image des lieux les plus reculés, hostiles et farouches, du Canada, où se passe l’action. Woodfoll est une petite ville sans histoires de 25 000 habitants, aux confins du Manitoba, où le thermomètre ne dépasse pas les moins quinze degrés la moitié de l’année. Extrême le climat ! C’est pourtant cette atmosphère d’isolement et de glace que recherchait Louise Grynspan, dite Lou, pour se remettre d’une peine de cœur cuisante. En s’y installant, elle était loin de s’imaginer qu’elle vivrait à la fois les pires heures sanglantes de sa carrière et un coup de foudre aussi beau qu’inattendu, ou inespéré. Rudement et énergiquement mené, « Jours de glace » est un thriller haletant au suspense entretenu par moult rebondissements et chausse-trappes. L’horreur et la terreur, la sauvagerie et la mort sont omniprésentes, les quelques lumières du roman provenant d’un amour naissant entre Lou et Julia et la solidarité entre partenaires.

« Une joie féroce », Sorj Chalandon

CHRONIQUE
Sans la férocité, comment la joie pourrait-elle triompher de l’adversité ? Sans la férocité, ne s’inclinerait-elle pas devant la maladie ? Quand celle-là a pour nom cancer, la joie doit sacrément s’accrocher à la férocité pour surmonter la défection autour de soi. Avec « Une joie féroce », paru chez Grasset, Sorj Chalandon nous gratifie d’un roman à la sensibilité cruelle, exacerbée, magnifiée. Aux premiers mots, il nous embarque avec une justesse bouleversante dans une histoire qui concentre les vérités de ces femmes atteintes d’un cancer dans le corps martyrisé de son héroïne, pour ensuite lui donner une dimension inattendue. Car « Une joie féroce » n’est pas qu’un énième livre sur cette maladie insidieuse et tueuse, il la sublime en offrant à Jeanne le pouvoir de reprendre en main sa vie. Choisir de commettre l’impensable, l’irréparable, par amitié, mais aussi par consolation. Seule consolation dans un monde inhospitalier, où même l’homme censé l’entourer bat en retraite, cachant sa couardise par l’encensement de la combattante qu’il a lui-même désarmée en lui retirant son amour. Il s’en lave les mains, ce n’est plus son histoire. C’est presque une histoire ancienne. Tout juste un souvenir qui précipite Jeanne dans la reconquête de son intégrité morale, et donc physique. C’est ça ou la lente descente vers la mort.

« Le Maître des Limbes », Olivier Bal

Le maître des Limbes Editions de Saxus Olivier Bal thriller

CHRONIQUE
Après « Les Limbes », Olivier Bal clôt avec « Le maître des Limbes », aux éditions De Saxus, son diptyque sur cet endroit mystérieux qui n’est pas le séjour des âmes, mais celui des rêves… partagés, substitués, volés, contrôlés, anéantis. Ce thriller à rebondissements est fantastique par l’imagination qui s’y déploie, mais aussi par la fascination qu’il suscite, tant et si bien que les 573 pages se dévorent sans peine. Peut-on être manipulé lorsqu’on est plongé dans nos rêves ? Si tel pouvait être le cas, on imagine ce que des individus mal intentionnés ou des gouvernements en quête de pouvoir absolu pourraient en retirer ! C’est tout le suspense de ce thriller qui met en opposition une multitude de personnages, principalement des adolescents. Il brosse un portrait glaçant de la rapacité individuelle se parant d’intentions bienveillantes. Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, c’est donc dans cet enfer dantesque et dévorant que le lecteur est happé, sans résistance aucune, dans un grand frisson de lecture, jusqu’au dénouement que l’on sent tout de même poindre.

« Le ballet des retardataires – Tokyo, tambours et tremblements », Maïa Aboueleze

CHRONIQUE
Un premier roman percutant, dépaysant, élégant, aussi court que puissant, qui s’imprime en soi par ricochets. « Le ballet des retardataires – Tokyo, tambours et tremblements » est un beau texte autobiographique, qui relate l’apprentissage de son auteure, Maïa Aboueleze, à l’art du tambour japonais traditionnel : le taïko. Après des études de danse au conservatoire et d’histoire à l’UCO d’Angers, Maïa Aboueleze devient comédienne, puis se passionne pour le taïko. En 2011, elle obtient la bourse Vocatio et part perfectionner son jeu à Tokyo, sans rien connaître du Japon, de ses traditions, de ce monde hermétique du taïko qu’elle pénètre à tâtons, en totale soumission et sans connaître la langue. Première Européenne à avoir franchi les portes de l’école la plus secrète de Tokyo, l’auteure nous livre un témoignage poétique et piqueté d’humour sur les traditions, la discipline, l’exigence quasi militaire et l’abnégation dont elle doit fait preuve, comme les autres élèves, sinon plus, pour avoir le droit de conserver sa place. Une belle école d’apprentissage qui fait réfléchir à l’efficacité de nos propres instances éducatives.

« C’était ma petite sœur », Yves Viollier

C'était ma petite sœur Yves Viollier Terres de France Roman

CHRONIQUE
Dernier roman d’Yves Viollier, aux éditions Presses de la Cité, « C’était ma petite sœur » explore à travers le regard d’une petite fille le sentiment d’abandon et le nécessaire chemin de résilience pour se reconstruire. S’il se plaît à transmettre dans ses livres l’attachement à sa région d’origine (la Vendée), dans ce roman, l’auteur focalise l’attention sur l’univers intime de Jeanne, une petite fille de sept ans qui a été confiée à l’Assistance publique avec ses deux demi-sœurs. Le roman commence par l’entrée de ces trois petites filles dans une nouvelle famille d’accueil qui pourrait être, enfin, le signe d’une ère plus sereine… et pourquoi pas heureuse ? Mais l’arrivée dans la maisonnée d’une quatrième demi-sœur, alors âgée de quelques semaines, va souligner la différence de traitement par leur bienfaitrice, Mademoiselle Eugénie.

« Nous étions nés pour être heureux », Lionel Duroy

Nous étions nés pour être heureux Duroy

CHRONIQUE
Avec « Nous étions nés pour être heureux », aux éditions Julliard, Lionel Duroy signe un récit psychologique passionnant. Il pose la question de savoir si un écrivain peut se nourrir de ses histoires de famille et de ses déchirements sans la nécessaire sublimation littéraire. Sujet brûlant d’actualité, « Orléans » de Yann Moix est le cas d’école que traite avec talent et nuances Lionel Duroy dans son dernier roman paru en août dernier. Son objet n’est pas tant de déterminer si Paul, le narrateur, dit la vérité ou pas dans sa « fiction autobiographique » que de s’interroger sur ses motivations d’élever les siens au rang de personnages réels, dont toute son œuvre littéraire est constituée. Pour ce double fictif de Lionel Duroy, quinze livres sont parus pour accoucher de son enfance, de la défaillance de ses parents et des travers de ses aînés, ce qui a entraîné une rupture brutale des relations avec toute sa famille. Trente ans plus tard, un déjeuner de famille offrira aux protagonistes l’occasion de s’expliquer. Si les arguments de l’un et des autres s’opposent, ils sont tous entendables et ne trancheront pas le sujet définitivement. Entre la liberté d’expression et le droit à la vie privée, la frontière est aussi fragile qu’un sentiment d’appartenance.

« L’homme sensible », Eric Paradisi

l'homme sensible Éric Paradisi

CHRONIQUE
Dans son sixième ouvrage, « L’homme sensible », Éric Paradisi plante son décor narratif dans des univers opposés qui cheminent l’un vers l’autre : le présent face au passé ; la première femme Lucie face à la « love doll » Olympia ; la beauté face à la laideur ; l’image figée face au mouvement ; la sensibilité inhérente face à celle qui est projetée. Vincent Leenhardt est le héros de ce roman atypique qui déstructure les codes de la beauté. Ce héros au physique ingrat sait passionner les foules, étudiants et professeurs, de l’université de Toulouse, mais son humour ravageur laisse froid les femmes, surtout les belles, celles qui l’ont toujours vu comme le bon copain confident.

« Belle-fille », Tatiana Vialle

CHRONIQUE
Pour se lancer dans l’écriture de soi, il faut une bonne dose de courage mêlé au désir ardent pour éclipser l’appréhension de ce voyage au long court sur le film de sa vie. Tatiana Vialle, d’abord actrice, puis directrice de casting et metteur en scène, a saisi au vol la proposition des éditions du Nil de nourrir avec son histoire personnelle la collection « Les affranchis ». Une requête qui a dû tomber à point nommé tant l’auteure a su imprimer sa voix tendre et profonde à son récit autobiographique dit « romancé », « Belle-fille » aux éditions Nil. L’héroïne se nomme Natacha et non Tatiana. Un dernier bastion de la pudeur sans doute qui l’autorise à écrire cette fameuse lettre à son beau-père, Jean Carmet : un être aussi attendrissant dans ses films que tyrannique dans son foyer. Avec ce livre touchant, c’est le silence que rompt Tatiana Vialle. Un silence sur sa position inconfortable et détestée de belle-fille, qui la pousse à se taire. Avec application, entêtement… et timidité.

« Marx dans le jardin de Darwin », Ilona Jerger

CHRONIQUE
Premier roman de la journaliste allemande, Ilona Jerger, « Marx dans le jardin de Darwin » est un petit bijou. Ancienne rédactrice en chef d’une revue de vulgarisation scientifique à Munich, l’auteure nous livre corps et biens deux sommités libres penseurs sur un plateau d’airain. Scrutées à la loupe de l’histoire et décortiquées avec méthode, les théories de Charles Darwin et Karl Marx s’opposent et se rejoignent dans une narration enlevée (traduite par Bernard Lortholary), qui donne à ce roman une facture biographique riche et intéressante. Contemporains, ces deux êtres d’exception habitaient dans la région londonienne, non loin l’un de l’autre, peut-être sans le savoir ; ils auraient pu entreprendre un échange épistolaire, et même se rencontrer. Ilona Jerger leur a offert cette occasion en créant le personnage de Beckett, un médecin également libre penseur et confident, qui fait le lien entre les deux hommes vieillissants et souffrants. Ainsi parvient-elle à rendre fluide et éminemment passionnante la pensée des deux intellectuels, quelque peu âpre à comprendre d’ordinaire, traçant dans leur parcours, là des parallèles, là des lignes divergentes. C’est alors que ces deux êtres et leurs proches, leurs pensées et caractères, leur vie et habitudes se colorent et s’animent sous nos yeux curieux et ravis.

« Les Limbes », Olivier Bal

CHRONIQUE
« Les limbes », aux éditions De Saxus, est un thriller fantastique d’Olivier Bal, efficace et troublant. Ce premier roman très inventif conduit sans ménagement le lecteur jusqu’aux origines du monde brutales et sauvages par l’entremise des rêves. Il met en scène une jeune recrue gravement blessée par balle pendant la guerre du Vietnam. Sa vie devient un enfer : dans son sommeil, James Hawkins peut entrer dans le rêve des personnes sur le point de trépasser. La douleur et la mort sont omniprésentes. Trop heureux à l’idée de comprendre ce qui lui arrive, il accepte – mais avait-il le choix ? – d’embarquer à bord d’un projet fou, financé par l’État, de contrôle des rêves, au risque de le transformer en arme de destruction choisie pour le compte de la CIA. D’apprentissage en zèle, le soldat devenu cobaye de laboratoire va malencontreusement réveiller les ténèbres. Mené à un train d’enfer, le roman empoigne par le col le lecteur qui ne peut plus s’extirper des aventures passionnantes de James Hawkins. Il se prendrait presque pour un Christophe Colomb de l’imaginaire qui ouvrirait une nouvelle voie de navigation. Il se sent même prêt à signer pour en « chier », par procuration bien entendu, avant de s’incliner humblement face aux épreuves endurées. Car il y a toujours un prix à payer quand on franchit l’interdit !

« Les chats mots- jeux de mots félins, charmeurs et chaleureux », Daniel Lacotte et Pierre Fouillet

CHRONIQUE
Daniel Lacotte fait partie de ces auteurs pédagogues qui colorent d’une touche divertissante le savoir à transmettre. Son dernier-né, « Les chats mots », paru chez First Éditions, est un chatoyant hommage à cette race de félins « charmeurs et chaleureux » auxquels il prête des définitions qui font chavirer le sens, avec humour et poésie. Dans ce travail de recueil autour de l’animal « chat » et des mots et expressions incluant cette syllabe s’est associé le dessinateur de livres pour enfants, Pierre Fouillet (Magig-Majid, Les aventuriers du cubisme, Le Chat-Pelote). Ses coups de crayon donnent à la centaine de chats caricaturés un supplément de charme irrésistible. Qui ne voudrait en adopter un ? Que ce soit le « Chaplin », le « Chamarrant », la « Charentaise » ou encore le « Chat va bien » ? Tous plus craquants les uns que les autres, et avec tellement d’esprit ! Daniel Lacotte et Pierre Fouillet, deux compères à chat-luer pour leur si plaisant « chats mots ».

« Henri de Rothschild, un humanitaire avant l’heure », Nadège Forestier

CHRONIQUE
Issu de la branche anglaise de la famille Rothschild, Henri (1872-1947) avait un chemin tout tracé : la finance, toute la finance et rien que la finance ! Pourtant, son cœur généreux et enthousiaste, son ouverture d’esprit philanthropique et l’éducation stricte de sa mère l’ont tendu avec constance et force vers un autre destin : la santé et le bien-être de son prochain. Prenant pleinement à son compte la devise des Rothschild « Concordia, Integritas, Industria » (Union, honnêteté, travail), ce médecin collectionneur d’art et mécène a dédié sa fortune et dépensé son énergie sans compter tant pour le progrès social et humain que pour la création littéraire et artistique. Ainsi, sous le nom d’André Pascal, il a écrit pas moins de 39 pièces de théâtre, il a dirigé le théâtre Antoine et fait construire le théâtre Pigalle ! Malgré cela, l’œuvre, la personnalité, le nom de ce visionnaire à la vie si riche de sens est tombé dans l’oubli. Injustice que son arrière-petite-fille, la journaliste Nadège Forestier (Le Figaro, Paris Match…), a souhaité réparer en écrivant « Henri de Rothschild – Un humanitaire avant l’heure », une passionnante et instructive biographie parue aux éditions Cherche Midi.

« Tribulations d’une souris en politique », Ann-Katrin Jégo

CHRONIQUE
Quelles que soient les convictions que porte ce roman, « Tribulations d’une souris en politique » fait consensus par l’intérêt d’un sujet ultra sérieux égayé par une écriture vivace et enjouée. Le premier roman d’Ann-Katrin Jégo se lit comme un roman d’apprentissage en politique, qui rapporte à renforts de traits d’esprit une expérience précieuse pour quiconque aurait des velléités de s’encarter. Son double fictif se nomme Chloé. Elle est timide, candide, n’a pas confiance en elle. Mère comblée par ses deux fils et épouse d’un homme sans fantaisie, elle aspire à une vie plus palpitante. Elle cherche un travail dans lequel s’épanouir. Et si elle s’embarquait à bord du vaisseau RPR à la conquête d’un nouveau rêve ? Grâce à cette petite souris à l’humour spirituel, qui va peu à peu s’imposer dans le paysage politique, le lecteur est entraîné dans les coulisses de l’engagement politique, les codes du pouvoir, les ambitions personnelles, la condescendance patriarcale, les vacheries ordinaires, mais aussi de l’énergie des militants au quotidien, leur investissement et abnégation. Les tribulations de cette petite souris malicieuse est à se mettre d’urgence sous la dent !

Pin It on Pinterest