“Souvenirs involontaires”, Madeleine Chapsal

CHRONIQUE
Écrivain très prolifique, Madeleine Chapsal a enchaîné une centaine de livres en quarante-cinq ans. Des romans, des essais, des pièces de théâtre… C’est à l’âge de quarante ans passés que la journaliste à L’Express “se risque en littérature”, comme elle le confie dans son autobiographie “Souvenirs involontaires”, qui vient de paraître aux éditions Fayard. Son premier roman, “Un été sans histoire”, paru en 1973, connaît un succès fulgurant. Elle les enchaînera avec frénésie, suivant le courant agité de sa vie, de ses propres histoires d’amour et de son mal-être. Car, dans chacun de ses récits, c’est un bout de ses peines et de ses bonheurs qu’elle livre à travers ses héroïnes. À tant dire sur elle-même, restait-il encore un pan de douleur non abordé ou une faille personnelle non élucidée ? “Souvenirs involontaires” ne se pose pas en ces termes. C’est un récit introspectif sans masque fictif qui viendrait édulcorer une réalité brute – ou brutale ? –, qu’une projection narrative ne peut épuiser. Ce récit se découvre comme le puzzle d’une vie enfin reconstitué, une unité inédite formée de fragments connus à travers des héroïnes, de fait reléguées à bien pâles copies face à l’original.

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“L’Épicerie”, Marie d’Hauthuille

CHRONIQUE
Si vous cherchez un bon roman du terroir pour égayer vos vacances d’été, je vous conseille une petite halte en Dordogne, délicieuse, dépaysante et singulière, sous la plume voyageuse de Marie d’Hauthuille. Son premier roman, “L’Épicerie”, nous entraîne dans une histoire fantastique où passé et présent se confondent grâce à une curieuse épicerie, dont la belle devanture de bois peint est classée. Elle se situe à Saint-Cybard, une charmante bastide avec son église aux vestiges remarquables, sa placette sous les couverts avec un puits au centre, le café des Cornières sous les arcades et des habitants soudés par un secret : tout originaire de cette bourgade est projeté au temps de l’Occupation, dès qu’il franchit le seuil de l’épicerie. Les étrangers de Saint-Cybard, eux, peuvent pénétrer dans ce magasin transformé en supérette flambant neuve pour y faire leurs emplettes. Une malédiction ? Plutôt un appel à la réparation d’un destin contrarié en 1945.

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“Bérets noirs, Bérets rouges”, Michel Zink

CHRONIQUE
Avec son roman “Bérets noirs Bérets rouges”, l’auteur Michel Zink, professeur honoraire au Collège de France et élu en décembre 2017 à l’Académie française, noue son intrigue autour des temps troublés de la Libération et de la guerre l’Algérie. Par une succession de flash-back épistolaires, Bruno Wolf, un professeur parisien septuagénaire, relate ses souvenirs d’enfance à M. Chavasson, un notable sexagénaire expert-comptable qui ne comprend pas sa démarche. Il évoque ses amis d’enfance, Félix et Zoé, ses premiers émois avec Zoé, la violence sociale et politique dans laquelle ils baignaient alors. Une sorte de dialogue de sourds s’instaure pendant que la vie des deux orphelins se déroule, prenant ses racines à la Libération et s’achevant avec la guerre d’Algérie. Détenteur d’une partie de leur secret, Bruno Wolf s’entête à le restituer coûte que coûte, mais à sa manière, lente et ampoulée, faisant fi de la condescendance de son interlocuteur qui le surnomme “le petit vieux monsieur” : il attend de ce dernier le fin mot de l’histoire. Mme Chavasson, séduite par ses bonnes manières, l’y aidera.

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“Mon frère”, Daniel Pennac

CHRONIQUE
Avec “Mon frère”, Daniel Pennac revient à réminiscence feutrée sur l’homme qui lui a prodigué un amour discret, serein et attentionné. Un grand frère de cinq ans son aîné et un guide aussi qui l’a entraîné à sa suite à la cueillette des mots sur le chemin de la connaissance. Ce grand frère, le préféré de sa famille, lui a appris à parler et à écouter ses silences entrecoupés de bonnes tranches d’humour décalé, mais aussi et surtout à aimer lire, à commenter les livres, et donc à en écrire. Bernard le mélancolique est parti pour un ailleurs il y a dix ans, trop tôt, fatalité d’une erreur médicale, mais l’écho de sa présence continue de faire raisonner la vie et l’écriture de Daniel. Cet ouvrage réécrit la complicité des deux frères, rejouant à coups de répliques saillantes des fragments de souvenirs aussi fugaces que démonstratifs dans cette évidence d’amour. Un amour non déclamé, mais murmuré entre les lignes, que la petite brise de la reconnaissance fait bruisser pudiquement.

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“La Vallée des oranges”, Béatrice Courtot

CHRONIQUE
Depuis cinq ans, les éditions Charleston organisent le Prix du Livre romantique qui offre la publication à un manuscrit sélectionné par un jury présidé par Marie Vareille. Cette année 2018 voit la distinction de “La Vallée des oranges”, premier roman de Béatrice Courtot. Pour être retenu, le récit doit se couler dans la ligne éditoriale de l’éditeur, c’est-à-dire une histoire mettant en scène une héroïne fière, forte et libre. Pour ce cru-là, elles seront deux, unies par les liens du sang et la passion de la pâtisserie. Cette romance à deux voix est la rencontre d’Anaïs et de Magdalena que deux générations séparent. Une rencontre qui va mener la première sur les traces de la seconde, une courageuse arrière-grand-mère, résistante durant la guerre civile à Majorque, en 1936.

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“Cadavre, vautours et poulet au citron”, Guillaume Chérel

CHRONIQUE
Après l’originalité décalée d'”Un très bon écrivain est un écrivain mort”, Guillaume Chérel poursuit son grand bonhomme de chemin avec un polar massif qui fleure le fumet parodique, intitulé “Cadavre, vautours et poulet au citron”. Le décalage narratif est cette fois encore de rigueur, comme le climat de la Mongolie où se situe l’action. Le dépaysement fouette le visage et brûle la couenne des personnages, mais également des lecteurs. Ce pays rugueux s’offre sans retenue, comme les prostituées dans les bars tous borgnes. Car, là-bas, dans ce pays du bout du monde – ou de fin du monde –, qui ne boit pas n’est pas un homme. Bastons, beuveries, dégrisement dans le stupre voisinent avec la fourberie, les coups foireux, l’éclosion d’un amour vache sous la yourte et de sombres histoires de gros sous. Mais quand Jérôme Beauregard va-t-il passer à l’action ? Si l’attente est insoutenable, elle prépare aux actions musclées d’une enquête qui se mène quasi toute seule, par la simple imbrication d’événements. Pour compenser les coups de retard ou dans le pif, le détective applique la loi du Talion. Quand il le faut, il sait rentrer dans le lard ! Tout comme l’auteur qui ne donne pas dans la demi-mesure ! Écriture décidément très contemporaine, volcanique, directe, elle distribue les uppercuts comme il lève le bras : “Vous reprendrez bien un verre ?”

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“Est-ce ainsi que les hommes jugent ?”, Mathieu Ménégaux

CHRONIQUE
Troisième roman de Mathieu Ménégaux, “Est-ce ainsi que les hommes jugent ?” plonge une nouvelle fois son thème narratif dans les mâchoires broyeuses d’un destin facétieux. N’y a-t-il pas pire cauchemar d’être accusé à tort ? de se sentir acculé par des preuves indiscutables ? de remettre en question sa propre innocence à force de matraquage policier ? Au point d’être prêt à avouer un crime qu’on n’a pas commis ! Pour Gustavo Santini, fils d’immigrés argentins dont le père a été torturé, l’arrestation à son domicile dès potron-minet, la perquisition énergique, l’interrogatoire accablant et l’accusation de la victime, c’est surréaliste, inimaginable, effroyable. Mais quand les médias et les réseaux sociaux se déchaînent sur le coupable désigné, le cauchemar devient l’enfer ! D’une plume efficace, saisissante dans son dépouillement, Mathieu Ménégaux s’insinue dans l’intimité des protagonistes, chacun avançant dans sa vérité, convaincu de son plein droit.

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Ces jours qui ne sont plus, Françoise d'Oirgny, éditions Fauve

“Ces jours qui ne sont plus”, Françoise d’Origny

CHRONIQUE
Avec “Ces jours qui ne sont plus”, Françoise d’Origny pose un regard sincère et lucide, mais aussi amusé et sans concession, sur une vie personnelle intense et l’évolution d’une époque fastueuse révolue. Aristocrate, sportive et artiste-peintre, l’auteure a suivi le sillage de ses parents (anciens résistants de la première heure) qu’elle vénérait comme des dieux en faisant montre de fidélité à ses principes, de courage, de devoir… et de caractère. Son frère Henri et elle n’ont pas été étouffés de baisers, mais ont reçu une éducation stricte qui ne tolérait aucun manquement. Ce dont elle les remercie. Cette éducation lui a permis d’affronter une vie très exigeante faite de conventions, de protocoles et de bienséance. Mais aussi surprenante et rocambolesque. Devenue Comtesse d’Harcourt, après un mariage plus teinté d’entente cordiale que d’amour, Françoise d’Origny a osé divorcer pour rencontrer quelques années plus tard l’amour dans les beaux yeux d’un scientifique.

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« Un bon écrivain est un écrivain mort », Guillaume Chérel

CHRONIQUE
Mystères et parodie pour un roman qui vient de paraître chez J’ai lu. Dans « Un bon écrivain est un écrivain mort», Guillaume Chérel affûte sa plume à l’inspiration railleuse. S’il est amoureux des livres et des auteurs… dont l’Histoire dorlote les œuvres, rien n’est moins sûr pour ce qui est des auteurs vivants ! Avec une franche et facétieuse liberté, le journaliste brocarde dix écrivains contemporains très médiatiques, non sans tordre astucieusement leur patronyme. Parité oblige, cinq femmes et cinq hommes sont invités à participer à une conférence dans un ancien monastère devenu une résidence d’auteurs. Leur hôte milliardaire ménage le mystère sur son identité que renforce son absence. Dans une atmosphère balançant entre « Le Nom de la rose » et « Le mystère de la chambre jaune », ce roman confronte les célébrités de la plume à leurs travers jusqu’à ce que mort s’ensuive… ou pas ! À travers ce brûlot, dans lequel il ne s’épargne pas, Guillaume Chérel commet là un roman gonflé, très drôle et original mais qui, en filigrane, interroge l’enjeu originel de l’écriture.

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Le père Denoël est-il une ordure? Gordon Zola, édition le Léopard démasqué

“Le père Denoël est-il une ordure ?”, Gordon Zola

CHRONIQUE
Comment résister à un ovni littéraire, qui vient d’être réédité aux éditions du Léopard masqué ? Sous prétexte d’en rire, “Le père Denoël est-il une ordure ?” est une affaire on ne peut plus sérieuse. L’auteur Gordon Zola relate, documents à l’appui, le mystérieux assassinat, à ce jour non encore élucidé, de l’éditeur Robert Denoël. C’est que le père Denoël s’est compromis en collaborant. Pire ! La Commission consultative d’épuration de l’édition, constituée d’auteurs se clamant irréprochables, le condamne pour avoir notamment publié Louis-Ferdinand Céline. Mais l’éditeur prépare sa défense : il a consigné dans son carnet noir des éléments impliquant des confrères. Seulement, le 2 décembre 1945, il range sa voiture boulevard des Invalides à la suite d’une crevaison, sort le cric et la manivelle, envoie sa maîtresse Jeanne Loviton chercher un taxi et est abattu d’une balle dans le dos. À défaut de témoins directs, l’enquête conclut à une agression pour vol qui aura mal tourné. La ficelle est grosse, la veuve se tue à le clamer… et peut-être aussi Maître Lucien Bonplaisir, avocat de l’édition et ardent défenseur des femmes tondues et de belles éplorées.

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Stéphanie Halperson, éditions La Bruyère, chronique littéraire, PrestaPlume

“Un peu d’ailleurs pour ici”, Stéphanie Halperson

CHRONIQUE
La dépression, une terrible chance à saisir pour avancer ? Dans “Un peu d’ailleurs pour ici”, Stéphanie Halperson partage le témoignage de cette quête optimiste pour (re)trouver le goût de vivre. Si l’ouvrage est un poids plume, le contenu est dense. L’auteure analyse les événements familiaux qui l’ont construite : l’enfance blessée par la séparation de ses parents, l’image idéalisée d’un père qui l’a déçue, l’héritage des secrets transmis dans l’inconscient, de génération en génération. Stéphanie est jeune et ambitieuse, affiche une vitalité contagieuse. Seulement la lassitude la gagne, grignote son quotidien, préparant le terrain à la dépression. C’est l’incompréhension ! Alors elle s’interroge. Les pistes ne manquent pas. Mais beaucoup sont des impasses, des traquenards, des fausses bonnes idées, car il faut trouver son chemin dans la multitude de voies que proposent notre siècle malade de son âme. Ce livre touche par la délicatesse de son écriture, la justesse des réflexions et l’abandon de son auteure que le lecteur vit comme une offrande.

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Entrez dans la danse, éditions julliard, chronique littéraire, Jean Teulé

“Entrez dans la danse”, Jean Teulé

CHRONIQUE
Jean Teulé n’a pas son pareil pour donner au sordide et à l’horreur une dimension poétiquement démentielle. Dans la lignée des “Mangez-le si vous voulez” ou “Héloïse, ouille !”, son nouveau roman “Entrez dans la danse”, aux éditions Julliard, gratte le fonds des casseroles de l’Histoire, afin de la réinventer en une fable cynique et irrévérencieuse, triviale et recherchée. On reconnaît la signature stylistique de l’auteur qui n’aime rien tant que de reconnaître de la beauté en du vulgaire… à moins que cela soit l’inverse ! Là encore, il vient donc exhumer des archives une chronique alsacienne de 1519 qui décrit un événement hallucinant, à une époque de grande famine et d’extrême pauvreté. Des habitants de Strasbourg réduit à la misère noire se mettent à danser jusqu’à ce que mort s’ensuive. Une danse macabre qui se répand comme une épidémie, l’épidémie de la misère quand le néant remplace l’avenir. Une réflexion sur le désespoir, détonante et critique.

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“Dernières nouvelles du futur”, Patrice Franceschi

CHRONIQUE
Vers quels horizons se dirige-t-on ? Si nombre d’auteurs comme Orwell et Huxley les ont déjà imaginés, cette question existentielle demeure prégnante. Alors malade de ses dérives, notre monde se débat à coups de progrès pour devenir meilleur, s’échinant à approcher le bonheur, ce contentement de l’être qui connaîtrait – enfin ! – le Paradis sur terre. Un paradis fiscal, sécuritaire, économique, égalitaire, mais un paradis habité d’hommes et de femmes qui auraient abandonné en contrepartie toute forme de libre arbitre. Hanté par le devenir de l’Homme, l’écrivain baroudeur Patrice Franceschi nous le dépeint en quatorze tableaux uniques qui s’enchâssent sur un peu plus d’un siècle pour constituer un monde réinventé par nos futurs enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Drôles et tragiques, ironiques et édifiantes, ces nouvelles montrent l’étendue de l’inquiétude de l’auteur qui a vécu cinq années aux côtés des Kurdes de Syrie dans leur lutte contre l’islamisme. Elles puisent si bien leur origine dans notre actualité mondiale, toujours plus sanglante et alarmante, que ces “Dernières nouvelles du futur” ont valeur de réalité.

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“À tout à l’heure”, Marie-France Mignal

CHRONIQUE
“À tout à l’heure” est un cri. Un journal intime court et intense. Une quête fervente de sens à la mort d’un être cher. Un concentré d’amour pour atténuer la perte. Marie-France Mignal connue comme actrice de théâtre, de cinéma et de télévision, mais aussi comme directrice du théâtre Saint-Georges, voue un amour immense à son mari disparu brusquement en 2012, le directeur de la photographie Alain Derobe. Avec ce récit poignant par sa brièveté et son acuité émotionnelle, elle raconte à son mari les conséquences de son inconcevable absence, en expurgeant d’une vie de couple bien remplie des instants fugaces que la disparition a élevé au rang du sacré. Le cheminement du deuil est douloureux, Marie-France Mignal le parcourt avec ce livre de larmes et de questions. Dans une sincérité émouvante, elle y pose, d’une plume délicate et si vivante, son chagrin, son manque et sa soudaine vulnérabilité.

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“La disparition de Stephanie Mailer”, Joël Dicker

CHRONIQUE
Joël Dicker était très attendu avec son quatrième roman, La disparition de Stephanie Mailer, paru aux éditions de Fallois. Après La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, en 2012, l’immense succès transposé en série par Jean-Jacques Annaud, et Le livre de Baltimore en 2015, l’auteur suisse revient vers les terres connues du thriller qui cultive un style limpide et efficace, et une intrigue à multiples rebondissements. Roman dense aux multiples voix qui se répondent à travers le temps, sa construction astucieuse tricote et détricote les coupables potentiels. L’auteur nous balade, en lâchant ici ou là, au détour d’un lac marécageux ou d’un bar interlope, d’infimes indices qui détournent les trois enquêteurs Jesse, Derek et Anna du véritable chemin qui conduit à la solution. Ce trio efficace reprend en 2014 une enquête conduite en 1994, à Orphea, une charmante localité dans les Hamptons, dans l’État de New York, à la suite de l’étrange disparition de Stephanie Mailer. Étrange car cette brillante journaliste est persuadée que l’auteur du quadruple meurtre arrêté à l’époque par Jesse et Derek était innocent. Se seraient-ils trompés de coupable ?

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“Croire au merveilleux”, Christophe Ono-dit-Biot

CHRONIQUE
Après un décès, le merveilleux peut-il encore frapper à la porte ? C’est la question que pose l’écrivain et journaliste Christophe Ono-dit-Biot dans son roman Croire au merveilleux, où il file le thème de la mort soudaine et inexpliquée qu’il a abordé dans son précédent roman Plonger. Avec ce nouvel opus, il approfondit la souffrance de l’intolérable absence en parfaisant notre connaissance intime du couple César/Paz et de leur fils. L’amour d’un père pour son enfant est-il assez fort pour vaincre le désir de mort ? L’écriture simple et dépouillée de l’auteur, sans risées ni lames de fond, accompagne avec une langueur poétique son double littéraire dans sa mortelle descente dans les abymes de la dépression. César appelle si fort la mort qu’il en réveille les dieux de l’Olympe qui dépêchent une mystérieuse messagère pour l’aider à entamer une lente remontée en apnée vers une renaissance.

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