Roman : “La Peau d’Anna”

 

Argumentaire “La Peau Anna”

 

Pour l’acheter : Editions DACRES

 

Dernière critique sur mon roman

“Contre toute attente, Alzheimer va devenir leur fil d’Ariane pour se retrouver. C’est là tout l’art de Nathalie Gendreau. Par ses mots, elle transcende cette maladie, protagoniste de son histoire. Au fil des pages, elle n’en fait plus cet espace que personne ne comprend, qui emprisonne l’âme, mais ce lien reconstitué qui va permettre à un père et à sa fille de reformer les pièces du puzzle de leur vie. Alzheimer est la clé de leur énigme familiale qui percera à jour, non sans violence, les drames vécus et pansera telle une thérapie, les séquelles subies. Anna, c’est La Peau d’Âne des temps modernes. Tout comme elle, la complicité très fusionnelle d’Anna avec son père, sans frontière aucune, ne peut empêcher le doute d’exister.(Daphné Victor, journaliste à Impact European)

 

Avis et critique

 

26 juin 2018 : Article de Impact European (Daphné Victor).

23 juin 2018 : Article Sud-Ouest Agglo Saintes (Thibaut Seurin).

3 juin 2018 : Blog de Jean-Lou Guérin.

1er juin 2018 :  Article de La grande Parade (Guillaume Chérel).

Mai 2018 : Articles et chroniques (Williams Franceschi).

27 mai 2018 : Psychanalyse aujourd’hui (Brigitte Dusch, psychothérapeute).

29 mai 2018 : www.gillescharles.fr (de Gilles Charles sur le site d’info de Saint-Etienne)


En quête d’un passé décomposé à reconstruire

Gérard Volène est atteint de la maladie d’Alzheimer. Avant de tout oublier, il voudrait revoir une dernière fois celle qu’il n’a pas revue depuis 35 ans. Que cherche cet homme en exhumant les souvenirs de son passé ?

Anna accepte finalement de le revoir et décide de se replonger dans le journal intime qu’elle tenait adolescente. Que va-t-elle découvrir ? Qu’a-t-elle « oublié » de si terrible ? Les souvenirs ressurgissent et les pièces du puzzle de sa mémoire s’assemblent lentement.

 

La Peau d’Anna serait-il un conte moderne ?

C’est une transposition contemporaine de Peau d’Âne, conte qui aborde le désir d’un père pour sa fille. Symboliquement, se recouvrir de la peau d’un animal signifie la volonté de protéger son âme. Pour accentuer l’atmosphère spécifique au conte, un ami imaginaire revient habiter les rêves d’Anna depuis sa résignation à revoir ce père exécré. Cet ami qui la guide s’apparente à la fée-marraine du conte de Perrault.

 

Quels en sont les thèmes ?

Ce roman est avant tout une réflexion sur une autre forme de relations familiales que le psychiatre P.-C Racamier a nommée “l’incestuel”. Selon sa propre définition, l’incestuel est un climat où souffle le vent de l’inceste, sans qu’il y ait inceste. C’est un comportement, une absence de pudeur et d’intimité, une projection des fantasmes du parent sur son enfant, lui refuser son autonomie… Dans le cas de Gérard Volène, la mort de sa femme l’a peu à peu amené à considérer sa fille comme la maîtresse de maison… sa petite femme, la laissant régenter et refuser l’entrée d’une autre femme dans sa vie.

J’imagine alors, pour apporter la notion de reconstruction d’une identité bafouée, d’y intégrer les souvenirs qui sous-tendent l’intrigue. Ainsi, entre une fille qui aura tout oublié sous les chocs psychologiques et un père qui se débat dans la perte de son identité, du fait de la maladie d’Alzheimer, il y a là un intéressant motif de travail sur le thème de la transmission de la mémoire familiale et des secrets de famille.

Par ailleurs, la maladie d’Alzheimer ajoute aux retrouvailles la confusion des souvenirs à la confusion des émotions. Dans ses moments d’absence, le père prend sa fille pour sa femme et lui raconte ses regrets, ses colères, ses incompréhensions, ce qui replonge Anna au cœur de son problème… Mais c’est justement les errements de jugement de son père qui lui permettent de reconstituer les bribes de ses propres souvenirs, et de les ordonner différemment.

Le lecteur est désarçonné par les comportements des deux protagonistes. L’une, la victime présumée, fait montre de cruauté, qui par vengeance qui par défense ; l’autre, le bourreau présumé, se répand en regrets et se transforme en victime au contact de sa fille… jusqu’au rééquilibrage des rôles et des actes avec le pardon. Ainsi le passé décomposé se reconstitue pour solder la douleur et écrire un futur sur une autre partition.

Ed. Dacres, 9 mai 2018, 264 pages, 14€.

 

1 commentaire sur “Roman : “La Peau d’Anna”

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