“Ce que l’homme a cru voir”, Gautier Battistella

CHRONIQUE
« Ce que l’homme a cru voir » est le deuxième roman de Gautier Battistella. Si le premier (« Un jeune homme prometteur ») est aussi joliment et puissamment narré que celui qui vient de paraître aux éditions Grasset, la constante dans l’écriture confirme les talents de ce jeune homme qui tient si bien ses promesses. C’est un petit bijou d’écriture, avec un sens de la formule à la fois poétique et clairvoyant. Avec « Ce que l’homme a cru voir », il est question de culpabilité et de racines qu’on tient à ne pas déterrer, sauf à provoquer un tremblement de terre émotionnel. Simon Reijik s’apercevra bien vite qu’il est plus aisé d’effacer les mauvaises réputations sur la toile géante numérique que son passé qu’il tente d’étouffer à coups d’antidépresseurs et d’autres substances psychotropes. Sans réel effet d’ailleurs, puisqu’il suffit d’un appel téléphonique pour que les vivants et les morts resurgissent à sa conscience, jusqu’au solde de tout compte de ses émotions et de son sentiment de culpabilité.

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