« Ciel, ma belle-mère ! », à l’abordage d’un Feydeau oublié
Temps de lecture : 3 minTHÉÂTRE & CO
Forfanterie et poltronnerie, amours et frustrations, quiproquos et mensonges, coups du sort et d’éclats… Il y a tout ce qu’il faut dans ce Feydeau-là pour renverser les situations et les têtes de rire. Jusqu’en janvier 2020, le théâtre Edgar est l’écrin de ce vaudeville musclé et désopilant. Joué pour la première fois en 1890 sous le titre « Le mariage de Barillon », ce texte en trois actes a été adapté par Emmanuelle Hamet qui propose un « Ciel, ma belle-mère ! » moderne et jubilatoire. L’histoire est la même : Barillon, un quadragénaire bedonnant un peu pleutre mais sympathique, s’apprête à épouser une jeune fille de 18 ans qui en aime un autre… Mais, lors du mariage, une erreur de transcription de l’officier de l’état civil – gaiement aviné – acte officiellement que Barillon est marié à sa future ex-belle-mère, l’extravagante Madame Jambart, une femme aux sens échauffés par deux années de veuvage… Un simple rectificatif réparerait facilement l’étourderie, mais l’affaire se complique avec l’arrivée impromptue du défunt mari, plus vivant que jamais, un pêcheur taillé dans un bloc de granit qui ferait peur même aux plus audacieux… Barillon en est retourné au point d’accepter le ménage à trois. Entre les altercations, les faux-espoirs et les rebondissements, les comédiens complices et investis à 200 % hissent haut les voiles de leur potentiel comique !