« Federica Ber », Mark Greene

Temps de lecture : 3 minCHRONIQUE
Le nouveau roman de l’auteur franco-américain Mark Greene, « Federica Ber », s’affranchit du temps. Passé et présent cheminent en parallèle, se superposent et finissent par ne faire qu’un pour se projeter dans l’imaginaire. Federica Ber est le nom d’une femme qui ressurgit du fond de la mémoire du narrateur à l’occasion d’un fait divers survenu en Italie, lu dans un journal. Un homme portant cravate et une femme portant collier de perles ont été retrouvés au pied d’une muraille rocheuse des Dolomites. Ils étaient attachés l’un à l’autre, unis dans la mort comme ils l’étaient dans la vie. Entre suicide ou assassinat, les carabiniers semblent avoir fait leur choix. Ils suspectent une randonneuse : Federica Bersaglieri. Cette même Federica que le narrateur a connu il y a vingt ans. Pour lui, c’est la même, sans aucun doute. Il ne peut y en avoir deux comme elle. Celle qui lui a fait aimer les toits de Paris pouvait très bien avoir fait aimer la montagne à ce couple d’architectes en vogue. C’est ce que nous relate le personnage narrateur, dont on ne sait presque rien, sauf qu’un joli feu-follet a traversé sa vie, y laissant une multitude de questions et déclenchant des émotions jusqu’alors jamais ressenties. Un roman intense qui ennoblit l’attente.

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