« Le pianiste et les matriochkas », Élodie Mazuir
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Composition astucieuse. Exécution au millimètre. Le premier roman d’Élodie Mazuir est une partition qui soulève les cœurs tendres et ménage un suspens qui va crescendo, pour arriver à un finale en apothéose. Elle convoque la mobilisation des sens. Impossible de lâcher la lecture. Le rythme binaire et régulier bouscule la curiosité. L’auteure pose une écriture qui touche, alternant légèreté et force, décrivant avec justesse et sans falbalas les sentiments variant entre pureté de l’amour et possession perverse. Les émotions sont mises à nu, avec simplicité et candeur, ce qui confère au récit une intensité palpable. Elodie Mazuir pousse ses personnages au-delà de leurs limites et de leurs souffrances pour qu’émerge des épreuves une transformation… une transfiguration. Un accomplissement libérateur.